Comment j’ai appris à gérer mon anxiété

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Je ne sais pas trop pourquoi, mais depuis quelques années mon anxiété a beaucoup augmenté. Est-ce suite à une dépression ou est-ce moi qui suis tout simplement plus sensible à sa manifestation ? De toute façon, je n’ai pas le choix de contrôler quotidiennement ses impulsions qui viennent chambarder mes pensées et mon corps.

Lorsque je sens mon anxiété augmenter, je sens aussi le hamster dans ma tête s’activer et mon corps se met à transpirer et à se crisper. Les premiers symptômes sont le visage qui devient chaud et la roulette de mon hamster qui se met à tourner de plus en plus rapidement. En une seconde, des centaines d’idées et de pensées irréalistes semblent traverser mon esprit. Bref, je fabule !

Je vis des anxiétés à toutes les journées, plusieurs fois par jour. Dans 90% du temps, elles ne sont pas justifiées ou justifiables. Le 10% restant représente des situations où je n’ai pas forcément le contrôle, où je dois apprendre à lâcher prise. L’important est de neutraliser les situations avant qu’elles ne se transforment en anxiété. Des fois, l’anxiété est plus rapide que moi, je n’ai pas le temps de désamorcer la situation et cette dernière s’est transformée en anxiété.

Lorsque je sens que des pensées ou une situation vont me provoquer de l’anxiété, je me mets en mode « correction de pensées ». C’est la façon que j’ai trouvée pour me protéger et qui fonctionne le mieux dans mon cas. Cette méthode demande de la pratique et surtout une bonne connaissance de soi. Dans mon cas, j’ai développé cette méthode au fil des derniers mois. Elle est inspirée par des intervenants que j’ai consultés. Cette méthode me sert plusieurs fois par jour.

Notre cerveau est un organe extrêmement complexe, mais il est aussi extrêmement lâche. Avec les années, ma façon de penser et de raisonner a toujours eu tendance à utiliser les mêmes chemins dans mon cerveau. C’est justement ces chemins que je dois modifier. Bien souvent, ces chemins sont le fruit de notre éducation ou de notre génétique. Si vous avez grandi dans un milieu où vos parents ou votre entourage étaient anxieux, il y a de fortes chances que vous le soyez aussi. Oui, apprendre à notre cerveau à utiliser d’autres chemins demande du temps. Changer le fonctionnement de nos pensées ne se fait pas en un avant-midi ! C’est pourquoi je m’efforce de vivre une anxiété à la fois. Voici donc une partie de mon histoire et comment je vis avec mon anxiété.

Mettre les chances de mon côté : La première étape fut d’éliminer temporairement certaines choses qui me rendaient anxieux. Je dis temporairement, car avec le temps, j’ai pu réintégrer certaines de ces choses à ma vie. Je connaissais déjà bien les situations anxiogènes, celles qui me rendaient anxieux sans raison valable. Elles pouvaient être aussi simples que d’écouter les nouvelles,  d’être sur les réseaux sociaux, d’aller à l’épicerie ou de faire un simple voyage à quelques kilomètres de ma maison. Même rencontrer des gens que je connaissais me rendait anxieux. Pourtant, je suis une personne très sociable !

Occuper son esprit: Il n’y a rien de mieux que de garder son esprit actif, d’occuper sa tête à penser à autre chose. De forcer son cerveau à se concentrer sur une activité qui nous permet de faire le vide. Ma logique était que si je pouvais garder mon hamster tranquille, tout allait bien aller. C’est exactement ce que j’ai mis en pratique. Pas facile me direz-vous lorsque nos idées tourbillonnent dans notre tête, vous avez entièrement raison. Il faut aussi se rappeler que ce n’est pas une course. Au début, je ne pouvais me concentrer sur mon activité que pour une période de 30 minutes avant que mon anxiété et mon hamster reprennent le contrôle sur moi. Au fil du temps, j’ai passé de 30 minutes à 60 minutes et ensuite à 2 heures…

Bien souvent, je changeais d’activité quand je sentais que je perdais ma concentration. Un peu d’écriture pendant 30 minutes suivit de 30 minutes d’écoute de musique bien confortable sur le divan en me contrant sur ma respiration. Une autre activité qui me détendait était la photographie. Je suis certain que vous avez un appareil photo numérique ou bien un téléphone intelligent. J’aimais bien (et j’aime toujours) aller à l’extérieur prendre des photographies. Peu importe le sujet que je photographiais, j’aimais bien prendre le temps d’observer ce dernier et de vivre le moment présent avant de le capturer en photo. J’ai dû photographier des centaines de coccinelles et d’insectes que je ne connais pas le nom. L’important c’est qu’ils m’ont permis de faire le vide et de vivre le moment présent sans penser à des millions de choses. 

Se trouver des phrases clés : Il y a des phrases que j’aime bien me dire. Ce sont de toutes petites phrases qui me permettent de me recentrer et d’éviter d’aller dans les excès d’émotions. Je les dis sans même trop y réfléchir. Elles servent à désamorcer bien des pensées qui faussent la réalité. En voici quelques-unes:

– Il ne faut jamais donner le pouvoir à quelqu’un ou à quelque chose de gâcher notre journée.

– Je ne peux pas contrôler toutes les situations.

– Il faut lâcher prise avant que la prise nous lâche !

– Une anxiété à la fois. (Suivi d’un très grand respire profond)

– Je ne contrôle que 10% des situations, pourquoi continuer de s’en faire avec l’autre 90%.

L’observateur neutre, vous connaissez ?

L’observateur neutre c’est un outil que j’ai appris lors d’une thérapie. Chaque personne l’interprète un peu à sa propre façon, mais voici comment je le vois. Pour moi l’observateur neutre, c’est comme ma conscience, c’est moi dans mon état le plus calme possible. C’est moi qui me regarde et qui regarde la situation. Voici un exemple :

Je devais me rendre à un rendez-vous chez un psychiatre pour une évaluation demandée par mon employeur. Mon premier réflexe (vieux chemins dans mon cerveau) fut de me dire que tout allait mal se passer, qu’il allait me traiter de menteur, que c’était une perte de temps, que son évaluation allait être faussée, car il était payé par mon employeur, etc… Pas besoin de vous dire que le hamster allait très vite et que je me sentais physiquement très mal.

C’est en appliquant la méthode de l’observateur neutre que j’ai pu contrôler mon anxiété. J’ai pris le temps de m’asseoir, de prendre une grande respiration, d’observer et d’analyse la situation. Voici exactement ce que je me suis dit:

– Les faits sont simples. Je dois faire 3 heures de route pour rencontrer une personne que je ne connais pas dans l’optique qu’elle me pose des questions pour connaitre mon état de santé mental.

– Il va me poser quelles questions ? Je n’ai aucune idée, j’ai simplement à répondre selon mes capacités. Il est psychiatre, il va comprendre.

– Après la rencontre, il se passe quoi ? Je vais simplement quitter son bureau et retourner chez moi. Ensuite, cette personne va produire un rapport qu’elle va remettre à mon employeur et je vais attendre de connaitre la suite.

– Qu’est-ce que je peux contrôler ? Outre moi-même lors de la rencontre, je ne peux rien contrôler de plus. C’est lui qui va rendre son verdict.

– Est-ce qu’il y a des choses dangereuses pour moi dans cette situation ? Non aucune.

– En y pensant calmement, ai-je raison de m’en faire autant ? Non

– Est-ce que la situation est désamorcée ? Oui

J’ai dû faire ces réflexions des dizaines de fois, car l’anxiété revenait toujours. Cependant, à chaque fois, mon anxiété était de moins en moins paralysante et les réflexions passaient de plus en plus rapidement dans mon esprit.

Pour une de toutes les premières fois de ma vie, j’avais finalement réussi à faire passer mes pensées par un tout nouveau chemin dans mon cerveau. Un chemin qui me permet de prendre contact avec la situation réelle et de l’analyser de façon neutre.

L’observateur neutre est de loin l’outil que je me sers le plus souvent, au moins 3 à 4 fois par jour. Aussitôt qu’il m’arrive une situation perturbante, j’applique la méthode de l’observateur neutre.

Au début, ce n’est pas facile d’appliquer l’observateur neutre, car il demande de nous arrêter pour analyser la situation et il faut refaire l’exercice à plusieurs reprises pour la même situation. Heureusement, l’observateur neutre devient un réflexe, une nouvelle façon de gérer nos pensées. Il va même se déclencher automatiquement aussitôt qu’une situation anxiogène se présente. 

Pour terminer, je suis différent de vous, mais je ne suis surtout pas meilleur que vous. Nous sommes tous différents avec un bagage émotionnel et des expériences de vie différentes. L’important est d’apprendre à se connaitre et à connaitre nos limites. Quand l’aiguille du cadran s’approche de la zone rouge, il est temps de passer à l’action et de neutraliser cette anxiété.

J’espère que mes trucs et pensées pourront vous aider ou du moins vous donneront le goût de développer votre propre méthode pour contrôler votre anxiété.

Pour m’aider à réduire l’anxiété j’aime écrire des articles sur http://monblogapple.com

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