Quand l’agresseur se fait passer pour la victime

 

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Ce qui constitue la plus grande démonstration de la culpabilité de l’agresseur quand on le confronte en présence d’autres personnes, c’est sa façon de vouloir renverser les rôles. Il jouera à se faire passer pour la victime et utilisera son entourage pour être appuyé dans son manège malsain de manipulation des perceptions.

Les alliances de la violence 

Cet entourage est lié à l’imposteur de différentes façons, ce sont souvent des gens de sa famille et qui souhaitent donc protéger une réputation en quelque sorte partagée. Des personnes qui ont bien souvent aussi des avantages matériels en lien avec cette relation. Des biens qu’ils ne sont pas prêts à sacrifier.

D’autres relations impliquées dans la sphère économique de l’escroc lui seront loyales malgré tout et l’appuieront. Elles feront pour certaines du déni quant à ses mauvaises actions, alors que les autres prendront consciemment parti pour l’injustice en endossant ses actes désaxés perpétrés afin de continuer à profiter financièrement de leurs liens. 

Cette personne qui harcèle moralement et agresse psychologiquement et même physiquement pour faire démonstration de sa domination, de son pouvoir incontestable et de sa bestialité, quand elle se retrouve finalement face à des accusations publiques avec témoins, c’est-à-dire qu’elle n’est plus seule face à sa victime et que d’autres regards sont impliqués, jouera à la victime et innovera dans la façon de le faire.

Le renversement des rôles 

Quand le méchant qui attaquait se met à larmoyer, c’est qu’il cherche à susciter de l’empathie, il fait le gentil vulnérable incompris, harassé par la méchanceté de qui veut se faire justice. La mauvaise foi de ce faux individu est plus que flagrante. Un jour puissant, un jour pleurant, ses changements de posture peuvent se produire d’une minute à l’autre dépendamment de la situation et des arguments auxquels il fait face.

Plus les faits sont évidents et les arguments contre lui convaincants, plus il ira chercher la sympathie des gens, car il est mis au pied du mur. Après les manœuvres d’attendrissement et l’affichage de ses vulnérabilités et ses bons côtés humains (sa bonté envers ses proches et ses enfants, ses supposés nobles idéaux de types religieux ou sociaux) pour activer l’empathie des gens, il reprendra les arguments de la victime qui le confronte pour les faire siens.

Il tentera une sorte de vol d’identité. Il continuera tout bonnement à parasiter et profiter de chaque possibilité pour asseoir son pouvoir vampirique.

Le comble du ridicule 

Le concept de soi de cet individu sans scrupules ne connaît pas la dignité liée à la cohérence dans la définition de soi. En d’autres termes, ce qui lui donne de la fierté est de gagner le jeu de la manipulation.

Son estime de soi est intimement liée à la propagation réussie de ses mensonges. Seule compte sa victoire face à ceux qu’il attaque puis accuse de violence quand ils contre attaquent alors qu’il se définit lui-même comme étant violent la grande majorité du temps.

Qui y a-t-il de plus ridicule que de se faire passer pour une victime quand on a passé son temps, voire sa vie, à se montrer méchant, à se dire imbattable, à se dire au dessus de tout et de tous? Le ridicule ne tue pas, mais la faiblesse, la vulnérabilité et la sympathie sont très suspectes quand elles remplacent tout à coup une dite intelligence stratégique sans pitié jusque là démontrée avec ferveur et arrogance.

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