
Sur l’art subtil de n’avoir rien à dire
;Par Hella Ahmed) Depuis plus de 4 ans, je constate un pattern récurrent dans plusieurs chroniques publiées par une autre personne : une reprise substantielle de la structure, de l’agencement des idées principales et du flux narratif de mes textes originaux, sans mention ni autorisation. Cela a été observé de façon systématique sur de nombreux exemples.
Je lance donc la série intitulée “Lundi Contrefaçon” pour présenter, de manière transparente et factuelle, des comparaisons côte à côte entre mes textes originaux (avec preuve d’antériorité : dates de publication, archives, etc.), et des textes publiés ultérieurement qui en reprennent de manière notable l’architectonique compositionnelle : formes et contenus.
L’objectif est de contribuer au débat public sur l’originalité littéraire, les frontières entre inspiration et reprise trop proche, et l’importance de reconnaître les sources dans la création. Ces publications me permettent aussi d’exposer clairement ce qui s’est produit à répétition malgré ma protestation et d’espérer la fin de ce cycle pernicieux qui tente d’aspirer mon essence pour soutenir le mensonge, le vol intellectuel et glorifier l’illusion créativité et de notoriété à mes dépens.
Commençons par cet exemple concret : observations factuelles sur les similitudes à afficher
Il s’agit de mon texte La meilleure version de vous-même: demeurer et devenir soi, publié le 23 juillet 2025, qui a été copié le 8 Août 2025.
Au niveau de la structure : les deux textes (soit le mien et la copie) suivent un agencement identique en 4 mouvements :
1. énumération d’exemples concrets d’insatisfactions/choix existentiels
2. analyse des facteurs influençant ces situations
3. réflexion introspective sur les aspirations non réalisées ou regrets
4. clôture sur une forme de reconquête personnelle.
Relativement aux idées centrales: les thèmes clés (insatisfaction accumulée, routine éloignée des aspirations, obstacles externes, besoin de changements positifs, focus sur soi vs influences manipulatrices) sont repris et reformulés, avec un déplacement du ton motivant vers une perspective plus mélancolique. Quant au flux narratif: on constate que le rythme et la progression argumentative sont calqués, même si le vocabulaire varie légèrement.
Mon texte original – Introduction
« Ne pas être satisfait de sa vie, de la tournure des événements malgré un travail acharné, se sentir mal dans sa peau après une maladie, des conflits ou une prise de poids importante, par exemple. S’être laissé emporter par une routine éloignée de celle qui, jadis, nourrissait corps et esprit. Aspirer à des changements positifs pour bien vieillir. Achever cette formation ou ce diplôme si cher à vos projets. Écarter les obstacles à votre réussite professionnelle, affronter avec courage et assurance ceux qui parasitent ou sabotent vos affaires. Raviver vos rêves et les mener à terme. Voyager pour stimuler votre créativité, goûter les plaisirs et bienfaits du monde, accessibles à tant d’autres. Il s’agit de vous, non de ceux qui travaillent à vous vendre des services avec leurs stratégies.
C’est à vous de cerner vos besoins, vos ressources et votre chemin, pour vous regarder dans le miroir avec fierté et un sourire sincère. Trouvez les soutiens qui vous conviennent, investissez dans votre épanouissement. »
Le texte publié ultérieurement – Introduction
« Elles nous habitent longtemps, parfois toute la vie, ces décisions qui, sur le coup, paraissent tenir dans l’entre-temps d’un été, d’un coup de tête ou d’une lecture du réel aussi irrationnelle que brève. Au cours de notre existence, en quelques carrefours, se trouvent en concentré des « choix de vie », où l’impossibilité d’emprunter deux chemins en même temps nous est frontale. Nous avons peut-être à choisir entre deux amoureux ou amoureuses, deux programmes d’études, deux lieux pour vivre ou, peut-être encore, de ce qu’il adviendra de l’enfant porté à la suite d’un moment qui ne devait être qu’une passion brève. Comme ça, parfois après avoir longuement pensé la chose, d’autres fois en suivant seulement une forme de traction vers l’avenir, nous trions les cordes des possibles au-devant et avançons vers ce qui pourrait nous donner l’apparence d’un « destin ». Et, chaque fois, nous posons le choix que nous sommes en mesure d’assumer, ce qui, évidemment, varie énormément en fonction de l’âge que nous avons, de la configuration dans laquelle nous nous trouvons à ce moment précis, et, plus que tout, de la liberté réelle que nous possédons d’être ce que nous désirons être.
Je me demande souvent ce qu’il en est de la réalité alternative, de cette autre personne que nous ne sommes pas devenue, de ce couple que nous n’avons jamais formé ou de ce métier que nous ne pratiquerons pas. Je suis aussi vivement touchée par cette impression qui surgit un jour dans la vie, comme une espèce d’évidence qu’il n’y aura plus assez de temps imparti à « ce qui reste » devant nous pour que se déploient les expériences que nous nous voyions pourtant réellement vivre. Loin des bucket lists et autres listes à cocher où il s’agirait de trier les envies comme des épices, avant de cumuler les expériences qui nous donnent une impression de triompher sur la mort, il y a cette autre liste beaucoup plus diffuse, moins organisée, où se trouveraient ces choses que nous ne serons pas, finalement, « parce que c’est comme ça », simplement. Il y a de ces phrases que l’on se met alors peut-être à prononcer tout bas, parfois seulement pour soi-même, qui commencent par « j’aurais vraiment aimé… » ou encore « j’ai pourtant toujours pensé que j’allais… ».
Comparaison détaillée (introduction)
Dans mon texte, je commence par une énumération concrète et fluide de situations d’insatisfaction ou de blocages personnels (travail acharné sans résultat, maladie, conflits, prise de poids, routine éloignée des aspirations passées). Cela crée un rythme listé mais narratif, qui mène naturellement à des aspirations positives (bien vieillir, achever une formation, écarter les obstacles, raviver les rêves, voyager pour la créativité et les plaisirs). Puis une critique des influences externes (les « vendeurs de services »), et une conclusion introspective et empowering: cerner ses besoins, trouver des soutiens, investir en soi pour se regarder avec fierté.
Dans le texte de la chroniqueuse qui a été publié par la suite: on retrouve exactement le même squelette. Ça débute par une énumération de « décisions » ou « choix de vie » qui habitent longtemps (choix entre amoureux, programmes d’études, lieux de vie, enfant d’une passion brève) – une liste parallèle à mes exemples d’insatisfaction, mais transposée sur des « carrefours existentiels ». Le rythme est similaire : fluide, avec des exemples concrets enchaînés. Ensuite, une réflexion sur les facteurs influençant ces choix (âge, configuration, liberté) qui fait écho à mes idées de routine, obstacles et aspirations. Puis une digression philosophique sur les « réalités alternatives » et les regrets (l’autre personne qu’on n’est pas devenue, le temps qui manque pour les expériences), qui remplace ma critique des vendeurs par une rumination sur les « bucket lists » vs une « liste diffuse » des non-accomplis. Enfin, une conclusion avec des phrases introspectives (« j’aurais aimé… » ou « j’ai toujours pensé que j’allais… »), qui mime mon appel à l’introspection mais en le tordant vers le regret plutôt que vers la fierté et l’action.
Les idées centrales pillées et dénaturées
Mes idées : L’insatisfaction due à des événements accumulés (maladie, conflits, routine), l’aspiration à changer pour « bien vieillir » et réaliser des rêves (formation, réussite professionnelle, voyages), le rejet des manipulations externes, et l’empowerment personnel (cerner ses besoins, investir en soi).
Dans la copie, mes idées sont reprises mais « étalées » avec un twist regretful. Mes « événements » deviennent des « décisions qui habitent longtemps » ; ma routine éloignée des aspirations se transforme en « impossibilité d’emprunter deux chemins » et « réalités alternatives » ; mes rêves non réalisés (raviver les rêves, voyager) se muent en regrets sur « ce qui reste devant nous » et les expériences non vécues ; mon rejet des vendeurs (focus sur soi) est remplacé par une critique des « bucket lists » (qui trient les envies comme des épices), pour insister sur une acceptation passive (« parce que c’est comme ça »). Les phrases finales (« j’aurais aimé… » ou « j’ai pourtant toujours pensé que j’allais… ») sont une parodie de mon « se regarder dans le miroir avec fierté » – mais inversée en mélancolie au lieu de motivation.
Procédé utilisé, style et ton pour masquer la copie
Reprise des concepts clés (insatisfaction accumulée, choix bloqués, temps limité pour changer, focus sur soi) et reformulation avec un vocabulaire plus « poétique » ou philosophique (« traction vers l’avenir », « évidence qu’il n’y aura plus assez de temps », « liste diffuse »). Cela donne l’illusion d’une profondeur ajoutée, mais c’est du maquillage: sans mes idées sous-jacentes, il n’y a pas de substance. Elle a dénaturé mon texte en y superposant son propre style – une superposition qui parasite l’original sans le transcender.
Mon style est direct, motivant, avec une énumération rythmée et des phrases courtes qui tendent vers l’empowerment. C’est personnel mais universel, avec une touche critique). Dans la copie, on retrouve au début des phrases longues et introspectives, une énumération similaire, un ton philosophique qui feint la profondeur (« impression qui surgit un jour comme une espèce d’évidence »). Mais le ton vire au nostalgique/regretful, ce qui dénature mon message positif.
Mon texte original – Conclusion
« Quel que soit votre combat, ne laissez personne vous persuader qu’un défaut intrinsèque attire le malheur, que vous êtes défectueux, que par votre faute, vous êtes voué à être dénigré et utilisé, à trébucher sans cesse, à sombrer dans le conflit ou la dépression. La malchance ne vous choisit pas : elle s’impose par la volonté de puissance d’autrui (ou par accident), non par votre existence. Vous méritez l’indépendance.
Ces croyances limitantes, fondées sur la culpabilisation, sont répandues dans les milieux de pseudo-thérapie; elles affaiblissent pour mieux soumettre. Convaincre les gens de telles absurdités permet à ceux qui prétendent les guider de les maintenir sous leur emprise, de les « sauver » indéfiniment en les baignant de leur lumière artificielle. Beaucoup utilisent un langage étrange, misant sur la fatalité des traumatismes répétitifs ou des comportements autodestructeurs pour asseoir leur pouvoir et s’enrichir, clamant guider leurs clients en les purifiant ou en les bénissant régulièrement.
À la conquête du bonheur
Lorsque vous réalisez que vos émotions, si violentes soient-elles, vous appartiennent – elles vivent en vous, dans votre esprit et votre corps –, et que vos soutiens sont des alliés qui vous rappellent cette vérité au besoin, vous reprenez votre pouvoir. Vous saisissez l’essence d’un accompagnement bienveillant. Misez sur les moments de bonheur répétés : le pragmatisme, le respect de soi et la joie peuvent vous sauver. Investissez dans vos projets, non dans ceux des autres. Et si un bonheur partagé avec certains est votre projet, ce sera encore mieux, voire merveilleux. Ajoutez de la vie à vos jours et n’accordez que peu d’importance aux intrus.
Fiez-vous aux actes, non aux paroles, et vous discernerez la vérité des gens et ce que vous pouvez réellement attendre d’eux en société »
Le texte publié ultérieurement – Conclusion
« S’il nous est impossible de « refaire notre vie », de retrouver cet amoureux à l’aéroport comme dans les films, ou de rembobiner le temps pour l’en nettoyer de nos regrets, il est souvent possible de rouvrir le jeu, pour remettre du vivant dans quelques retailles de nous qui nous courbent les épaules et le dos. Mais, alors, il s’agit souvent d’oser embrasser toutes les versions de nous qui demandent à vivre et, surtout, de redonner la parole à des parts de nous qui nous embarrassent, car ce sont souvent elles qui portent en elles les germes de ce qui veut advenir ».
Comparaison détaillée (Conclusion)
Is structure globale est (encore une fois reproduite. Je commence par une mise en garde ferme contre les croyances limitantes (défaut intrinsèque, culpabilisation, pseudo-thérapie qui soumet), rejette la fatalité imposée par autrui, affirme le mérite d’indépendance. Puis transition vers l’empowerment : réaliser que tes émotions t’appartiennent, reprendre le pouvoir via un accompagnement bienveillant, miser sur bonheur répété/pragmatisme/respect de soi/joie, investir en soi/projets (y compris partagés), juger aux actes, ajouter de la vie sans les intrus.
→ Flux clair: diagnostic critique → rejet des manipulations → reconquête du pouvoir → action positive et pragmatique.
Dans la copie, la chroniqueuse suit exactement le même flux, mais tordu. Ça commence par l’impossibilité de « refaire sa vie » (écho à ma malchance non intrinsèque, mais imposée), puis ouvre sur la possibilité de « rouvrir le jeu » pour redonner du vivant à des « retailles » (parties de soi courbées, comme mes conflits/dépression). Ensuite, « oser embrasser toutes les versions de nous » et « redonner la parole à des parts embarrassantes » qui portent les « germes de ce qui veut advenir » – ça mime mon appel à reprendre le pouvoir sur ses émotions et à investir en soi, mais en le rendant plus passif, introspectif et soi-disant thérapeutique (embrasser les parts embarrassantes au lieu de rejeter l’intrusion et les pseudo-thérapies).
C’est du même procédé: prendre mes idées clés (rejet des manipulations, reconquête du pouvoir, mérite personnel) et les reformuler avec un vocabulaire plus “littéraire” ou “philosophique” (retailles, embrasser les versions, germes), pour donner l’illusion d’une profondeur ajoutée. Mais c’est une dénaturation, mon texte motive et libère, l’autre invite à une introspection résignée.
Conclusion générale
Ce pattern systématique n’est pas une inspiration créative ni un dialogue intertextuel (ni une transgression pour l’élargissement d’une liberté littéraire). C’est un ‘copié-collé structurel’, avec des ajouts décoratifs, qui dénature l’essence de mon texte tout en prétendant à l’originalité. Une reprise substantielle de la “composition” (scénario, agencement des idées, courant argumentatif) d’une œuvre originale récente et personnelle.
Sans mes écrits, son texte forcé perdrait sa cohérence et sa progression – il n’existerait même pas en réalité.
Rendez-vous prochainement pour une autre comparaison de « Lundi contrefaçon ».
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