Santé Mentalité

Créons des liens pour faire du bien. Se réaliser dans l'existence, c'est demeurer et devenir soi

Le temps d’exister

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(Par Hella Ahmed) J’ai passé ma vie à écrire, à apprendre de tout et à créer. Il n’y a pas mille routes pour avancer et se réaliser, il n’y en a qu’une, sa propre route, celle que l’on poursuit envers et contre tout. Ma route, c’est la liberté. 

La liberté m’a inspirée à sensibiliser au respect de ceux qui ne s’affichent pas comme étant parfaits et que la vie n’a pas toujours choyés. Elle m’a appris à valoriser les personnes que l’on met à l’écart, que l’on oublie dans des hôpitaux psychiatriques mal pensés et mal gérés, ou dans des ghettos, que l’on condamne à une vie « à moitié » à cause des préjugés et des abus de pouvoir. 

La liberté m’a influencée à inviter à découvrir des discours différents de ceux que livrent des gens qui ont perdu la notion du temps quand il en est du bonheur des autres, pour que ce soit toujours le temps de ne pas se laisser impressionner par leurs gros yeux ou appétits quand ils se donnent le droit de tracer des chemins bloqués. 

Des souvenirs vivants 

Année après année, j’ai pris le temps de voir mes idées prendre forme, je suis restée fidèle à la petite fille qui rêvait d’être une poétesse et une auteure qui partage sa vision tendre et lucide de l’existence dans un monde injuste à bien des égards. 

Je me souviens de mon premier professeur de français au primaire, un grand romantique fiancé à une collègue enseignante. Il savait combien j’aimais lire et mon sourire, quand je l’écoutais, traduisait mon admiration pour lui, pour sa patience, sa passion, son dévouement et surtout sa grande gentillesse envers son amoureuse. 

J’étais l’élève la plus fière au monde quand il m’invitait à dîner sous un arbre avec lui et sa douce moitié à midi. J’apportais un lunch préparé par ma mère et je partageais la table de mes grands amis, des gens qui respectaient mon silence persistant, qui devinaient ma sensibilité et mon dégoût de la violence, qui comprenaient qu’un jour j’allais écrire pour exister autrement. 

« Un jour tu auras moins peur, tu seras moins anxieuse », m’avait-il dit. Pour lui, j’étais normale même si j’aimais rêver, flâner dans la nature et chanter fort à l’école quand je croyais que personne ne m’entendait. Il respectait mon sens de la justice. Je rêvais de quand j’allais être grande, toujours capable de me défendre contre les parasites et les méchants.

Grandir .. des hauts et des bas 

En grandissant, le pire est arrivé pour me choquer avant que je ne réalise que les vautours humains ne s’attaquent pas aux carcasses mais plutôt aux vivants vulnérables et aux vivants qui se démarquent par leur singularité, leur originalité et/ou leur talent. J’ai croisé l’intimidation, le racisme et la pauvreté, l’élitisme et la stigmatisation, l’abus de pouvoir et la misogynie, le sabotage, les arnaqueurs de la pensée positive et le pillage intellectuel, etc. 

Lorsque j’étais dégoûtée, je me replongeais dans les souvenirs des soirs enchantés de ma tendre enfance, des soirées habitées de musique et des rires de ceux que j’aimais, parfumées des senteurs de jasmin et de romarin. Je souriais en pensant à toutes ces nuits où je craignais tant de fermer les yeux et où je finissais par m’endormir rassurée par la voix de mon père qui me berçait avec Victor Hugo, Rimbaud, Paul Éluard et Verlaine. 

Je me souviens des magnifiques rosiers pour lesquels j’avais appris à ne plus m’inquiéter les nuits où la foudre grondait pour m’impressionner et de ces matins frais où je redécouvrais le renouveau d’une nature toujours aussi belle, ainsi que le plus beau des tableaux, le visage de ma mère couvert de peinture ou de terre alors qu’elle était en plein travail à créer une nouvelle toile ou à planter des fleurs. C’était le temps d’exister, le temps d’aimer, le temps de s’émerveiller. 

 « Respirer aimer et ne surtout pas oublier », car «tout le temps perdu ne se rattrape plus et le temps à venir n’est jamais garanti ». 

Quand le temps s’arrête 

Exister simplement dans le moment, c’est être en état de saisir chaque bonheur passager, c’est respirer librement quand l’anxiété a grandement baissé, c’est diminuer l’anxiété en se donnant le droit de respirer librement pour justement pouvoir profiter de l’instant présent.

On vit parfois avec la « culpabilité d’être en paix », on croit que baisser ses gardes face au plaisir est une faiblesse, alors que c’est le plaisir qui nous fait sourire. Le temps nous appartient quand la honte que l’on peut ressentir à simplement être soi ne nous tient pas, quand notre niveau de conscience s’élève au point où l’on savoure pleinement le moment présent.

Il est chaque jour temps d’exister tout entier,  avec ses forces et ses faiblesses, ses souhaits et ses regrets, temps de déchirer ces étiquettes mensongères qui dénigrent la singularité des individus et imposent le monochrome à une vie que tout porte à être colorée, temps de normaliser la différence pour se libérer.

Et comme dirait la petite fille devenue auteure aujourd’hui : « Le temps passe et des rides se creusent sur nos visages, et quand on se regarde en face, ces lignes du temps devraient nous raconter l’histoire de notre liberté d’exister, pas le blanc du vide que les années passées à faire « comme si » ont laissé dans nos mémoires trouées ». 

Il est encore et toujours temps d’exister malgré la laideur que l’on peut croiser. Le beau est un rosier qui ne s’asséchera jamais, car le ciel veille sur lui et nous serons toujours très nombreux à l’arroser.  

Photo Red rose by Ameen Fahmy

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Comment j’ai appris à gérer mon anxiété

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Je ne sais pas trop pourquoi, mais depuis quelques années mon anxiété a beaucoup augmenté. Est-ce suite à une dépression ou est-ce moi qui suis tout simplement plus sensible à sa manifestation ? De toute façon, je n’ai pas le choix de contrôler quotidiennement ses impulsions qui viennent chambarder mes pensées et mon corps.

Lorsque je sens mon anxiété augmenter, je sens aussi le hamster dans ma tête s’activer et mon corps se met à transpirer et à se crisper. Les premiers symptômes sont le visage qui devient chaud et la roulette de mon hamster qui se met à tourner de plus en plus rapidement. En une seconde, des centaines d’idées et de pensées irréalistes semblent traverser mon esprit. Bref, je fabule !

Je vis des anxiétés à toutes les journées, plusieurs fois par jour. Dans 90% du temps, elles ne sont pas justifiées ou justifiables. Le 10% restant représente des situations où je n’ai pas forcément le contrôle, où je dois apprendre à lâcher prise. L’important est de neutraliser les situations avant qu’elles ne se transforment en anxiété. Des fois, l’anxiété est plus rapide que moi, je n’ai pas le temps de désamorcer la situation et cette dernière s’est transformée en anxiété.

Lorsque je sens que des pensées ou une situation vont me provoquer de l’anxiété, je me mets en mode « correction de pensées ». C’est la façon que j’ai trouvée pour me protéger et qui fonctionne le mieux dans mon cas. Cette méthode demande de la pratique et surtout une bonne connaissance de soi. Dans mon cas, j’ai développé cette méthode au fil des derniers mois. Elle est inspirée par des intervenants que j’ai consultés. Cette méthode me sert plusieurs fois par jour.

Notre cerveau est un organe extrêmement complexe, mais il est aussi extrêmement lâche. Avec les années, ma façon de penser et de raisonner a toujours eu tendance à utiliser les mêmes chemins dans mon cerveau. C’est justement ces chemins que je dois modifier. Bien souvent, ces chemins sont le fruit de notre éducation ou de notre génétique. Si vous avez grandi dans un milieu où vos parents ou votre entourage étaient anxieux, il y a de fortes chances que vous le soyez aussi. Oui, apprendre à notre cerveau à utiliser d’autres chemins demande du temps. Changer le fonctionnement de nos pensées ne se fait pas en un avant-midi ! C’est pourquoi je m’efforce de vivre une anxiété à la fois. Voici donc une partie de mon histoire et comment je vis avec mon anxiété.

Mettre les chances de mon côté : La première étape fut d’éliminer temporairement certaines choses qui me rendaient anxieux. Je dis temporairement, car avec le temps, j’ai pu réintégrer certaines de ces choses à ma vie. Je connaissais déjà bien les situations anxiogènes, celles qui me rendaient anxieux sans raison valable. Elles pouvaient être aussi simples que d’écouter les nouvelles,  d’être sur les réseaux sociaux, d’aller à l’épicerie ou de faire un simple voyage à quelques kilomètres de ma maison. Même rencontrer des gens que je connaissais me rendait anxieux. Pourtant, je suis une personne très sociable !

Occuper son esprit: Il n’y a rien de mieux que de garder son esprit actif, d’occuper sa tête à penser à autre chose. De forcer son cerveau à se concentrer sur une activité qui nous permet de faire le vide. Ma logique était que si je pouvais garder mon hamster tranquille, tout allait bien aller. C’est exactement ce que j’ai mis en pratique. Pas facile me direz-vous lorsque nos idées tourbillonnent dans notre tête, vous avez entièrement raison. Il faut aussi se rappeler que ce n’est pas une course. Au début, je ne pouvais me concentrer sur mon activité que pour une période de 30 minutes avant que mon anxiété et mon hamster reprennent le contrôle sur moi. Au fil du temps, j’ai passé de 30 minutes à 60 minutes et ensuite à 2 heures…

Bien souvent, je changeais d’activité quand je sentais que je perdais ma concentration. Un peu d’écriture pendant 30 minutes suivit de 30 minutes d’écoute de musique bien confortable sur le divan en me contrant sur ma respiration. Une autre activité qui me détendait était la photographie. Je suis certain que vous avez un appareil photo numérique ou bien un téléphone intelligent. J’aimais bien (et j’aime toujours) aller à l’extérieur prendre des photographies. Peu importe le sujet que je photographiais, j’aimais bien prendre le temps d’observer ce dernier et de vivre le moment présent avant de le capturer en photo. J’ai dû photographier des centaines de coccinelles et d’insectes que je ne connais pas le nom. L’important c’est qu’ils m’ont permis de faire le vide et de vivre le moment présent sans penser à des millions de choses. 

Se trouver des phrases clés : Il y a des phrases que j’aime bien me dire. Ce sont de toutes petites phrases qui me permettent de me recentrer et d’éviter d’aller dans les excès d’émotions. Je les dis sans même trop y réfléchir. Elles servent à désamorcer bien des pensées qui faussent la réalité. En voici quelques-unes:

– Il ne faut jamais donner le pouvoir à quelqu’un ou à quelque chose de gâcher notre journée.

– Je ne peux pas contrôler toutes les situations.

– Il faut lâcher prise avant que la prise nous lâche !

– Une anxiété à la fois. (Suivi d’un très grand respire profond)

– Je ne contrôle que 10% des situations, pourquoi continuer de s’en faire avec l’autre 90%.

L’observateur neutre, vous connaissez ?

L’observateur neutre c’est un outil que j’ai appris lors d’une thérapie. Chaque personne l’interprète un peu à sa propre façon, mais voici comment je le vois. Pour moi l’observateur neutre, c’est comme ma conscience, c’est moi dans mon état le plus calme possible. C’est moi qui me regarde et qui regarde la situation. Voici un exemple :

Je devais me rendre à un rendez-vous chez un psychiatre pour une évaluation demandée par mon employeur. Mon premier réflexe (vieux chemins dans mon cerveau) fut de me dire que tout allait mal se passer, qu’il allait me traiter de menteur, que c’était une perte de temps, que son évaluation allait être faussée, car il était payé par mon employeur, etc… Pas besoin de vous dire que le hamster allait très vite et que je me sentais physiquement très mal.

C’est en appliquant la méthode de l’observateur neutre que j’ai pu contrôler mon anxiété. J’ai pris le temps de m’asseoir, de prendre une grande respiration, d’observer et d’analyse la situation. Voici exactement ce que je me suis dit:

– Les faits sont simples. Je dois faire 3 heures de route pour rencontrer une personne que je ne connais pas dans l’optique qu’elle me pose des questions pour connaitre mon état de santé mental.

– Il va me poser quelles questions ? Je n’ai aucune idée, j’ai simplement à répondre selon mes capacités. Il est psychiatre, il va comprendre.

– Après la rencontre, il se passe quoi ? Je vais simplement quitter son bureau et retourner chez moi. Ensuite, cette personne va produire un rapport qu’elle va remettre à mon employeur et je vais attendre de connaitre la suite.

– Qu’est-ce que je peux contrôler ? Outre moi-même lors de la rencontre, je ne peux rien contrôler de plus. C’est lui qui va rendre son verdict.

– Est-ce qu’il y a des choses dangereuses pour moi dans cette situation ? Non aucune.

– En y pensant calmement, ai-je raison de m’en faire autant ? Non

– Est-ce que la situation est désamorcée ? Oui

J’ai dû faire ces réflexions des dizaines de fois, car l’anxiété revenait toujours. Cependant, à chaque fois, mon anxiété était de moins en moins paralysante et les réflexions passaient de plus en plus rapidement dans mon esprit.

Pour une de toutes les premières fois de ma vie, j’avais finalement réussi à faire passer mes pensées par un tout nouveau chemin dans mon cerveau. Un chemin qui me permet de prendre contact avec la situation réelle et de l’analyser de façon neutre.

L’observateur neutre est de loin l’outil que je me sers le plus souvent, au moins 3 à 4 fois par jour. Aussitôt qu’il m’arrive une situation perturbante, j’applique la méthode de l’observateur neutre.

Au début, ce n’est pas facile d’appliquer l’observateur neutre, car il demande de nous arrêter pour analyser la situation et il faut refaire l’exercice à plusieurs reprises pour la même situation. Heureusement, l’observateur neutre devient un réflexe, une nouvelle façon de gérer nos pensées. Il va même se déclencher automatiquement aussitôt qu’une situation anxiogène se présente. 

Pour terminer, je suis différent de vous, mais je ne suis surtout pas meilleur que vous. Nous sommes tous différents avec un bagage émotionnel et des expériences de vie différentes. L’important est d’apprendre à se connaitre et à connaitre nos limites. Quand l’aiguille du cadran s’approche de la zone rouge, il est temps de passer à l’action et de neutraliser cette anxiété.

J’espère que mes trucs et pensées pourront vous aider ou du moins vous donneront le goût de développer votre propre méthode pour contrôler votre anxiété.

Pour m’aider à réduire l’anxiété j’aime écrire des articles sur http://monblogapple.com

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Au nom de l’enfance contrariée

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(Par Hella Ahmed) Ceux qui ont subi du châtiment corporel récurrent ainsi que de la torture mentale (coups et blessures, manipulations perverses) deviennent des enfants soumis puis des adultes moqués et manipulés par leurs agresseurs. 

Le cheminement libératoire est loin d’être simple. Les blessures sont invisibles et les prédateurs savent les détecter. Avec des thérapies émotionnelles et une prise de distance avec les coupables des humiliations organisées, le renouveau et le triomphe de l’estime de soi sont possibles. 

Personne n’a le droit d’enlever sa dignité et sa liberté de pensée à un enfant. Personne n’a le droit de continuer à juger et rabaisser l’adulte qu’il a condamné et conditionné à l’humiliation depuis son plus jeune âge. 

Les enfants ont de la compassion même pour ceux qui leur font du mal, ils pensent qu’ils ont dû souffrir pour devenir aussi durs. Heureusement qu’avec l’âge, ils deviennent plus conscients de leurs propres besoins … pas toujours malheureusement, certains deviennent des adultes soumis souffrants d’impuissance acquise et de solitude. 

Reprenons contact avec l’enfant en chacun de nous pour lui expliquer que rien ne justifiait la négligence et la violence afin de le libérer de ses freins et de sa peine pour qu’il soit certain qu’il mérite le respect et ce que la vie a de mieux à offrir. 

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La fameuse « normalité » : quand le réel se dérobe au présent

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(Par Hella Ahmed) Devoir mentir, se cacher de soi-même pour faire comme si on était comme les autres? Ou vivre sa différence comme une « normalité », car qu’est-ce que la fameuse « normalité »? 

La normalité, est-ce celle qui dérobe le réel au présent quand on se l’impose pour rentrer dans un moule que le groupe fantasme en cœur, mais au fond tout un chacun à sa façon?

Est-ce normal de se faire mal pour à tout prix devenir normal?

Des croyances limitantes déroutantes

Croire qu’il existe un moule noble, propre et unique, c’est encore croire aux contes de fées. Et quand on n’y croit plus trop à toutes ces histoires et ces fantasmes à l’air du temps, on se sent obligé de faire semblant pour quand-même ressembler à cette image difforme et informe qui ne nous ressemble pas vraiment, et qui ne fait nullement honneur à notre individualité dissimulée.

Le réel se dérobe au présent lorsque l’on se consume à faire semblant et que c’est le théâtre de la vie qui prend place pour écraser élans spontanés et douce fantaisie. Alors on vit dissocié de soi-même et étranger à l’autre.

On joue à être soi et à ne pas être l’autre, mais qui est cet autre qui fait peur et pourquoi est-il si dérangeant? Est-il si puissant? Est-il parfait alors que nul ne l’est? A-t-il les moyens de paraître « si bien » alors que d’autres affichent leur misère, car ils n’ont plus le choix ou qu’ils ne l’ont jamais eu? 

Quand on se rabaisse ou qu’on laisse les autres nous dévaloriser et nous juger sur la base de ce qu’ils peuvent eux-mêmes cacher, en plus de l’écart économique qui tristement consolide tous les statuts de supériorité en société, on passe à côté de soi et on regarde au travers d’un bare-brise sale qui protège contre l’angoisse de n’être que soi alors que l’on avance dans le brouillard même quand il fait clair.

La confusion dans le jugement

Combien de personnes ai-je vu en en étiqueter d’autres pour des traits qu’elles avaient elles-mêmes et cachaient car « c’est pas correct », « c’est pas normal ». Et pourtant le double standard était plus qu’évident, leur vulnérabilité se voyait, l’abus de pouvoir était flagrant, les tics nerveux impossibles à manquer. Est-ce normal de faire semblant d’être normal? Et encore une fois, qu’est ce que la « normalité »?

Beaucoup de gens cachent leur mal être tout en jugeant d’autres pour des conditions plutôt semblables dont ils osent parler ouvertement. Mais qu’en est-il des enfants? Que leur arrivera-t-il si nous continuons à faire semblant que c’est « anormal » d’être différent? Qu’il y a forcément une bonne formule que tout le monde devine mais que personne ne connaît vraiment? 

« Tu me fais honte », j’entendais bien trop souvent, étant jeune et bien moins jeune, quand je me laissais aller à exister la tête haute, car l’angoisse avait disparu ou que le rire était venu la vider comme on crève un abcès. Alors j’avais honte, honte d’avoir été rejetée dans ma simplicité, blâmée pour ma liberté. J’avais honte d’exister avec ce besoin si viscéral d’être aimée simplement pour qui j’étais.

Ce que les rides racontent

Le temps passe et des rides se creusent sur nos visages, et quand on se regarde en face, ces lignes du temps devraient nous raconter l’histoire de notre liberté d’exister, pas le blanc du vide que les années passées à faire « comme si » ont laissé dans nos mémoires trouées.

Au lieu de danser ensemble en synchronie à faire semblant que nous ne sommes pas semblables, dansons plutôt en étant conscients que c’est parce que nous sommes différents que nous sommes capables de nous épauler, aptes à travailler en société dans le sens de la complémentarité.

Grandir avec la certitude que beaucoup de choses en soi sont à cacher ou à changer pour atteindre une « normalité » fantasmagorique est une illusion qui fait très mal quand on finit par comprendre que la vie est une chorégraphie que l’on doit soi-même créer en écoutant la musique qui nous plait, non pas des remontrances et des voix épeurantes qui nous empêchent de faire vibrer chacune de nos cordes pour pleinement briller. Nous pouvons danser en parfaite synchronie, mais chacun à sa façon, car c’est tout à fait normal d’être différent.

Le pouvoir de l’argent ne doit pas nous faire oublier qu’il peut être facile d’en perdre et d’en gagner, mais que la dignité est non négociable et que c’est en étant fier de notre individualité que nous pouvons la protéger.

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Don’t cry for love. Is hope your friend or your enemy?

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(By Hella Ahmed) You are famished. You were not properly loved or taking care of and you’re wandering around somehow disconnected, with that hunger in your system. Even worse, you were deeply hurt and you’re still struggling.

You need love.

Crushed, bursting with pain, in times angry and other times ashamed, most of the time, you walk alone after another cruel deception.

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La relation d’emprise dans le couple : quand le but ultime est de vous saboter

Quand il vous faut écrire un nouveau livre 

(Par Hella Ahmed) Il est très difficile de croire que la personne avec laquelle vous vivez ou viviez une si grande intimité ait ou ait eu pour objectifs de vous utiliser et de vous faire tomber. Que la manipulation d’une personne qui se sent en compétition avec vous alors que vous avez fini par l’aimer et vous attacher est le signe d’une mauvaise foi qui ne se transformera pas en bons sentiments à votre égard.

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D’aussi loin que je me souvienne, mon anxiété

(Par Anxieusex1000) D’aussi loin que je me souvienne, on me perçoit comme inquiète, anxieuse, peureuse, etc. Eh oui! Souvent, je me fais des peurs. En fait, je m’inquiète pour tout et pour rien.

Plus jeune, je me suis tellement fait de scénarios catastrophiques que j’étais la plupart du temps pratiquement terrorisée. J’arrivais même très difficilement à trouver le sommeil.

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Soutien à l’harmonisation et aux études

Vous voulez mieux comprendre votre enfant ou ado et améliorer votre communication avec lui? C’est possible. Que vos inquiétudes soient au niveau de votre relation avec lui ou de sa réussite scolaire, on peut vous aider à y voir plus clair.

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Se sentir aimé, s’aimer

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(Par Hella Ahmed) J’ai connu des enfants patients malgré l’étrange comportement de leurs parents, malgré les mauvais traitements qu’ils subissaient. Patients et conscients, comme si c’était eux les adultes.

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La dépression n’est pas une identité

 

(Par Hella Ahmed) Un entourage capable d’empathie et un traitement adapté à la personne, avec son consentement éclairé, sont nécessaires au rétablissement en cas de dépression sévère, mais la réalité de la stigmatisation est atroce, car elle bloque bien des gens à l’étape du retour à la vie active.

Les jugements mal placés sont des barrières colossales à une meilleure qualité de vie. Le battant arrive à la porte de sortie, essaye de toutes ses forces d’ouvrir, mais il ne va nulle part si on s’obstine à barricader la porte de l’autre côté. 

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Sortir de l’ombre : quand l’écoute fait sa part

(Par Hella Ahmed) Se sentir isolé et délaissé dans une réalité où douleur et confusion ont pris place est la pire des situations. C’est comme avoir plongé dans la vie et manquer de souffle, vouloir mettre la tête hors de l’eau et rester figé.

Le dialogue intérieur devient sombre et les fantômes du passé, violences, échecs, regrets, deviennent les événements d’une histoire triste qui se répète en boucle jusqu’à brouiller la vue et cacher le soleil du jour qui se lève.

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Le bonheur n’existe pas

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(Par Hella Ahmed) Le bonheur, on peut en parler, même si une douce chanson raconte que «le bonheur n’existe pas».

Il y a les humeurs, les rumeurs, les conflits, les douleurs physiques et morales. Il y a le calme quand on a cessé de se morfondre ou de ruminer, quand on a cessé d’avoir peur ou de pleurer. Il y a un soupir de soulagement lorsque la gorge s’est dénouée. Il y a le dos qui se détend et l’indulgence envers soi qui redevient loi quand on a fait le bon choix, quand la compassion a soigné. 

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Dans le monde d’une autiste asperger : témoignage et message de Marie Josée Cordeau

(Par Hella Ahmed) «Le vivre ensemble dans le respect de la différence et la promotion des forces de chacun est un message que nous sommes nombreux à faire passer pour le graver sur les archives de nos croisées.»

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Science et conscience : le témoignage d’Éric Sauvageau, médecin et surtout humain?

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(Par Hella Ahmed) Le burn-out, la fatigue professionnelle, une perte de joie de vivre pour nombreux, les symptômes n’étant pas toujours de la même intensité pour tous ceux qui vivent ce même mal, c’est une sorte d’errance des sens.

C’est une réalité pour beaucoup de gens, comme l’est le rétablissement qui se fait histoire personnelle, cheminement individuel, bien qu’en compagnie des autres, car l’isolement fait partie de ce qui maintient la condition difficile pour l’individu.

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Le trouble du spectre de l’autisme : une communication facilitée

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(Par Hella Ahmed) La communication chez les personnes avec un trouble du spectre autistique (TSA) est différente de celle que l’on retrouve chez les personnes neurotypiques sous quelques aspects. De plus, certaines d’entre elles peuvent aussi présenter un trouble du langage associé à leur autisme. Il existe différentes stratégies efficaces pour faciliter la communication d’une part et d’autres afin de veiller au bien-être des personnes en interaction. Avec Dre Julie McIntyre, orthophoniste clinicienne depuis plus de 20 ans, spécialisée en autisme, nous avons répondu à quelques interrogations en ce qui concerne les particularités du langage que l’on retrouve chez les personnes présentant un trouble du spectre autistique.

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Les visages de l’état de stress post-traumatique

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(Par Hella Ahmed) À la suite d’un événement traumatique, plusieurs symptômes peuvent se manifester en lien avec un état qu’on dit de stress post-traumatique (ÉSPT), le malaise étant celui d’une souffrance ficelée d’angoisses, de reviviscences, de sensations physiques désagréables et de panique bien souvent.

Dans le cas d’un état de stress post-traumatique, des stimuli, déclencheurs potentiels de retour du souvenir, au semblant anodin pour les autres, sont significatifs pour la personne qui en souffre.

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Comprendre le délire et le traiter

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(Par Hella Ahmed) «Le délire est un des symptômes les plus difficiles à traiter, selon les experts», explique Dre Tina Montreuil, psychologue et chercheure. Délire et hallucinations sont deux choses différentes, bien que les deux soient des symptômes positifs dans le cas d’une schizophrénie par exemple.

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Le syndrome de Münchhausen par procuration : quand aimer, c’est soigner

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Être le jouet, l’objet, par lequel passe ou se passe une réparation de nature morbide, chez une personne perverse, est un terrible destin où la dissociation s’installe. Une partie de soi renonce, une autre se bat pour survivre, pour protéger une identité propre cachée, comme clandestine. 

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Le serment d’hypocrite : quand les hypocrites font équipe

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(Par Hella Ahmed) Triste mais vrai, certains ont eu recourt à la psychiatrie pour bâillonner leurs enfants quand ils n’arrivaient pas à maintenir leur emprise sur eux, soit lorsque les victimes avaient des élans que l’on souhaitait réprimer, des intérêts que l’on interdisait, ou qu’elles se mettaient à prendre conscience de leurs droits et/ou à tout simplement vivre ou vouloir vivre leur vie sans se sentir obligées de rendre des comptes.

Il existe des cas connus de personnalités qui ont été trahies par leur famille, abandonnées et vendues à un système de profilage hypocrite, et qui ont subi le pire, mais les cibles de cette victimisation secondaire sont beaucoup plus nombreuses.

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Mères perverses narcissiques et vies sabotées

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(Par Hella Ahmed) Être le jouet, l’objet, par lequel passe ou se passe une réparation de nature morbide, chez une personne perverse, est un terrible destin où la dissociation s’installe. Une partie de soi renonce, une autre se bat pour survivre, pour protéger une identité propre cachée, comme clandestine. 

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La relation d’emprise dans le couple : l’amour possessif et l’attachement malsain

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(Par Hella Ahmed) L’intrusion et l’objectivation se font aussi bien de façon franche et directe que détournée dans certaines relations abusives où les limites ne sont pas toujours claires pour le harceleur et pour sa victime, comme nous pouvons le constater dans les relations d’emprise où le consentement éclairé ne semble pas existant vu la nature malsaine de la relation qui dure dans le temps.

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Le syndrome de copycat et ses dérapages

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(Par Hella Ahmed) Nous avons tous besoin de modèles pour apprendre et évoluer, pour nous projeter dans l’avenir et pour créer une version de nous-mêmes qui nous plaise. D’ailleurs, les personnalités publiques et les vedettes de la scène musicale et cinématographique sont souvent modélisées par leurs admirateurs.

Ces imitations servent non seulement à consolider notre estime de soi, mais également à exprimer nos penchants pour un style de vie particulier et/ou des activités.

Elles montrent, de plus, l’amour que nous portons pour ceux que nous admirons et manifestent notre besoin de l’extérioriser pour faire vivre notre passion dans le monde et en témoigner devant tous, dans la vie de tous les jours et au travers de nos rapports via les médias sociaux.

Se perdre dans son idéal à l’image d’un(e) autre 

Quand l’imitation devient obsession, la personne éprise par celui ou celle qu’elle imite peut simplement vouloir devenir la copie de quelqu’un qu’elle admire tout spécialement et utiliser tous les moyens à sa disposition pour y parvenir.

Elle choisira un accoutrement vestimentaire identique et les mêmes accessoires, s’organisera des activités sociales semblables et aux mêmes endroits, et ira même jusqu’à avoir recours à la chirurgie esthétique extrême dans des cas graves.

Malheureusement, la peur de la dysmorphie corporelle et les images dont nous sommes constamment bombardés dans les médias relativement à l’image parfaite peuvent nuire à nos perceptions et faire vivre à des personnes vulnérables une crise identitaire qui nécessite un soutien particulier pour se réconcilier avec soi.

De la rivalité obsessionnelle à la fixation de dévoration 

Quand sa rivalité est maladive et teintée de malhonnêteté dans le domaine des affaires et au niveau de la socialisation, la personne copycat imitera l’objet de son envie de façon abusive, sans penser aux conséquences de ses actes. Elle fera dans le plagiat et dans l’infiltration pour mimiquer son modèle et reproduire ce qu’il accomplit ou crée avec le plus de précision et de synchronisation possible.

Dans un autre cas, assez extrême et inquiétant, l’obsession peut être morbide et causer un harcèlement névrotique avec intentions hostiles. La copycat ne souhaite pas uniquement devenir la copie de l’objet de son envie mais plutôt l’annihiler pour prendre sa place. Elle ne considère pas son modèle comme un sujet libre et avec des droits, mais comme un objet à vampiriser et éliminer.

Elle fera dans l’effet miroir et dans les démarches de socialisation auprès des connaissances mêmes de sa cible pour s’infiltrer dans son monde, subtilement ternir sa réputation, et se faire valoir comme étant la version originale de toute activité professionnelle ou artistique dans laquelle celle-ci se serait démarquée et qui lui aurait valu de briller par sa productivité.

Dans ces situations particulières de rivalité obsessionnelle, la victime peut malheureusement subir des agressions directes de la part de la personne fixée qui veut la dévorer, soit la remplacer après l’avoir modélisée, inquiétée et menacée.

Quand les victimes font des démarches auprès de la justice pour stopper ces formes d’invasion morbides et parfois dangereuses, car elles peuvent déraper vers des actions dommageables et de la violence physique, les plaintes sont prises au sérieux, aussi bien du côté de la propriété intellectuelle qu’au niveau de la protection de l’intégrité physique et psychologique des personnes affectées.

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Le harcèlement névrotique : l’amour et la haine

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(Par Hella Ahmed) Le harcèlement névrotique et le harcèlement moral vont de pair, car la victime du harcèlement névrotique est inquiétée par l’obsession de la personne qui fait du harcèlement névrotique et peut finir par être traumatisée.

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