
(Par Hella Ahmed) Ne pas être satisfait de sa vie, de la tournure des événements malgré un travail acharné, se sentir mal dans sa peau après une maladie, des conflits ou une prise de poids importante, par exemple. S’être laissé emporter par une routine éloignée de celle qui, jadis, nourrissait corps et esprit. Aspirer à des changements positifs pour bien vieillir. Achever cette formation ou ce diplôme si cher à vos projets. Écarter les obstacles à votre réussite professionnelle, affronter avec courage et assurance ceux qui parasitent ou sabotent vos affaires. Raviver vos rêves et les mener à terme. Voyager pour stimuler votre créativité, goûter les plaisirs et bienfaits du monde, accessibles à tant d’autres. Il s’agit de vous, non de ceux qui travaillent à vous vendre des services avec leurs stratégies.
C’est à vous de cerner vos besoins, vos ressources et votre chemin, pour vous regarder dans le miroir avec fierté et un sourire sincère. Trouvez les soutiens qui vous conviennent, investissez dans votre épanouissement.
Se faire accompagner pour se rencontrer?
Vous vous rencontrez chaque jour, vous vivez dans votre propre peau. Nul besoin d’autrui pour définir qui vous êtes ou ce que vous devez devenir. Pourtant, il arrive, hélas, que vous vous observiez avec aversion, voire, dans les pires moments, avec mépris, parce que vous avez baissé les bras, épuisé, vos ambitions reléguées au second plan pour mille raisons. Non, vous n’avez pas convié le drame dans votre vie. Peut-être avez-vous fait des choix maladroits, dans le doute ou la confusion. Par naïveté, vous avez accordé votre confiance; par impulsivité, vous avez suivi votre tempérament; ou, au contraire, trop rationalisé jusqu’à vous égarer. Ce sont des choses qui arrivent.
La vie est un apprentissage continu. Votre conscience de vous-même s’élargit lorsque vous affrontez votre souffrance avec lucidité, acceptant ce qui échappe à votre contrôle et entreprenant ce qui peut apaiser peine, inconfort ou stress, pour adoucir votre existence. Si vous cherchez un soutien, privilégiez des rencontres pragmatiques. Méfiez-vous de la pseudo-poésie psychanalytique (le NewAge et le développement personnel déviant se nourrissent de concepts et discours psychanalytiques étourdissants) et des moralisateurs aux comportements douteux. Pensez à votre bien-être comme ils pensent au leur, à votre estime de vous, au temps qui file, à la vie qu’il faut embrasser à tout instant et qui peut tristement s’éteindre soudainement.
Le développement personnel, la thérapie ou le coaching peuvent être bénéfiques, mais c’est à vous de tracer votre voie. Si l’on vous propose : « Je vais lister ce que vous devez faire pour devenir la meilleure version de vous-même », fuyez. Si l’on vous dit : « Une meilleure version de vous, il n’y a pas de cela dans mon bureau », fuyez plus loin encore. Vous avez le droit de vous libérer des fardeaux qui vous entravent, de trouver la paix dans une zone de confort, oui, une zone de bienveillance envers vous-même, où votre bonheur est une priorité. Mais ne faites pas du malheur des autres votre objectif, sous prétexte d’une réalisation de soi à tout prix. Ne faites pas aux autres ce que vous refuseriez de subir, ne donnez pas naissance au mépris mutuel, le pardon n’est ni obligatoire ni garanti,
Il n’est jamais trop tard pour bien faire
C’est la phrase que j’ai le plus souvent entendue de la part de ceux qui m’ont véritablement aidée dans la vie. À chaque fois, je l’avoue, elle m’irritait, car elle me rappelait le temps perdu, investi au mauvais endroit, auprès des mauvaises personnes. Pourtant, c’est aussi cette phrase qui, peu à peu, a ravivé ma motivation lorsque j’étais affaiblie, durant une maladie respiratoire chronique qui a perduré quelques années, ou au fil de mes longues études dédiées à mieux comprendre le comportement humain avec une perspective globale, en explorant divers milieux d’apprentissage et d’exercices professionnels liés aux relations humaines. Je n’ai cessé d’appendre depuis.
Ma force ou ma première qualité ? Je ne prends pas de raccourcis pour trouver des idées pertinentes à dire, écrire et publier, contrairement à ceux qui se contentent de piller intellectuellement. J’ai découvert le milieu du développement personnel en parallèle de mes études supérieures à l’université. J’ai exploré durant longtemps le terrain des médias en santé mentale et dans le domaine culturel, réalisant des reportages, des podcasts, m’impliquant à fond malgré mes modestes moyens et l’absence de soutien. J’ai écrit et publié des articles et des livres, j’ai promu gratuitement des personnes qui, pour la plupart, ne m’ont témoigné ni respect ni gratitude. J’ai eu à cœur de partager savoir et connaissances pour le bien des autres, pour qu’ils en sachent davantage, qu’ils se tournent vers des ressources fiables, qu’ils souffrent moins. J’ai aimé la musique avec passion, j’ai porté de beaux projets et investi, j’ai rêvé, j’ai été pillée, j’ai cru en mourir, mais j’ai survécu et continué d’avancer.
Trop de bonté et d’espoir en l’humanité, dans certains milieux, c’est comme plonger tête baissée dans une cage aux lions. Les figures mises en avant, rémunérées, qui jouaient les agents, ont fini par exiger de moi du bénévolat au service de leur visibilité, leur productivité et leurs gains financiers. Cela a duré des années. Comprenant que l’injustice n’aurait pas de fin, j’ai tourné le dos à leurs pratiques malhonnêtes. J’irai où il faudra pour honorer mes ambitions et mes sacrifices passés. Mon cerveau m’appartient, et je ne dois rien aux moralisateurs de pacotille qui profitent, l’oreille sourde lorsqu’on les confronte à leurs contradictions et leurs multiples transgressions répétées.
Envers et contre la malchance
Quel que soit votre combat, ne laissez personne vous persuader qu’un défaut intrinsèque attire le malheur, que vous êtes défectueux, que par votre faute, vous êtes voué à être dénigré et utilisé, à trébucher sans cesse, à sombrer dans le conflit ou la dépression. La malchance ne vous choisit pas : elle s’impose par la volonté de puissance d’autrui (ou par accident), non par votre existence. Vous méritez l’indépendance.
Ces croyances limitantes, fondées sur la culpabilisation, sont répandues dans les milieux de pseudo-thérapie, elles affaiblissent pour mieux soumettre. Convaincre les gens de telles absurdités permet à ceux qui prétendent les guider de les maintenir sous leur emprise, de les « sauver » indéfiniment en les baignant de leur lumière artificielle. Beaucoup utilisent un langage étrange, misant sur la fatalité des traumatismes répétitifs ou des comportements autodestructeurs pour asseoir leur pouvoir et s’enrichir, clamant guider leurs clients en les purifiant ou en les bénissant régulièrement.
À la conquête du bonheur
Lorsque vous réalisez que vos émotions, si violentes soient-elles, vous appartiennent – elles vivent en vous, dans votre esprit et votre corps –, et que vos soutiens sont des alliés qui vous rappellent cette vérité au besoin, vous reprenez votre pouvoir. Vous saisissez l’essence d’un accompagnement bienveillant. Misez sur les moments de bonheur répétés : le pragmatisme, le respect de soi et la joie peuvent vous sauver. Investissez dans vos projets, non dans ceux des autres. Et si un bonheur partagé avec certains est votre projet, ce sera encore mieux, voire merveilleux. Ajoutez de la vie à vos jours et n’accordez que peu d’importance aux intrus.
Fiez-vous aux actes, non aux paroles, et vous discernerez la vérité des gens et ce que vous pouvez réellement attendre d’eux en société.
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