
Pip: Santé Mentalité inc. — où l’on ausculte les dynamiques les plus tordues avec la précision d’un scalpel et, parfois, la franchise d’un coup de poing.
Mara: Aujourd’hui, on plonge dans un texte signé Hella A. qui démonte la mécanique du parasitisme intellectuel, du plagiat organisé, et de l’ego qui se nourrit en vidant l’autre. Commençons par le cœur du sujet.
Moi, moi, au centre de tout, même de l’Autre
Pip: Ce texte pose une question inconfortable : que se passe-t-il quand quelqu’un construit toute son existence publique sur le pillage d’une autre — et que le système autour d’elle valide chaque étape de ce pillage ?
Mara: Le post l’énonce sans détour. Voici la phrase centrale : « Je voulais tout prendre et l’empêcher de faire son argent, d’être écrivaine, que l’on parle d’elle en bons termes ; je voulais que tout se rapporte à moi, que tout tourne autour de moi. »
Pip: Ce que ça signifie concrètement, c’est que l’objectif n’était pas l’admiration, ni même la rivalité — c’était l’annihilation. Empêcher l’autre d’exister dans son propre espace, artistique, économique, social.
Mara: Le texte décrit cinq années de harcèlement, de fraude intellectuelle et d’intrusion répétée, malgré une opposition claire et constante de la cible. Ce n’est pas une impulsion — c’est une stratégie maintenue dans la durée, avec un groupe organisé derrière elle.
Pip: Et le groupe, justement — le texte ne l’épargne pas. Il y a cette image assez saisissante d’un village où les murs ont des yeux et des oreilles, où l’on se surveille pour mieux s’entraider dans le pillage.
Mara: Exactement. Le post décrit un réseau uni par une obsession commune, des journalistes complices qui choisissent de quel côté enquêter, et une gestionnaire de crise réputationnelle payée pour brouiller les pistes — tout un écosystème qui protège la prédatrice et invisibilise la victime.
Pip: Ce qui est presque vertigineux, c’est la posture adoptée : se placer en voix de la raison, en médiatrice, tout en étant l’architecte du désastre. Le texte appelle ça « jouer la médiatrice pour une situation sordide que j’ai, avec une grande aide, installée. »
Mara: Cette série remonte loin — « La main tordue », « L’ombre qui se nourrit de la lumière », « Je t’écris du ventre de la connerie » — autant de textes antérieurs qui documentent le même arc narratif : une sangsue déguisée en victime, un copycat stalker qui refuse d’avouer, et un système qui ricane bêtement pendant que les dommages s’accumulent.
Pip: Cinq ans de documentation. À un moment, la quantité devient elle-même un argument.
Mara: Le post le formule ainsi : l’absence d’aveu n’est pas un silence — c’est une stratégie. Avouer, ce serait confirmer la perfidie. Alors on laisse le doute planer, on parle de cohérence, on donne des conseils publics sur l’éthique, et on encaisse.
Pip: « Il faut que les actes suivent les paroles » — en conférence financée par des fonds publics. Voilà qui mérite une médaille quelque part.
Mara: Ce qui reste après tout ça, c’est la question de ce que coûte réellement ce type de prédation — pas seulement à la cible, mais à l’espace intellectuel et artistique dans son ensemble.
Mara: Ce que ces textes cartographient, c’est moins un cas isolé qu’un mécanisme — comment le parasitisme se déguise, comment le groupe le protège, comment la durée finit par épuiser la cible.
Pip: Et comment on continue de parler d’éthique en public pendant que la facture, elle, reste impayée. La prochaine fois, on verra ce que d’autres angles de ce site ajoutent à ce tableau.

Hella Ahmed © All rights reserved – Find my books on Amazon


