Réharmoniser ses communications difficiles avec 7 rappels-mémoire

Bien communiquer avec les personnes qui nous sont chères ou proches est une composante importante de notre qualité de vie, de notre bonheur, bien que les conceptions du bonheur soient multiples et sa définition plutôt personnelle.

On peut considérer le bonheur comme un état d’être où un contentement est ressenti et où l’anxiété se trouve à un niveau sans impact sur notre fonctionnement optimal, comme lorsque la peur n’est pas ressentie. 

Cette peur, on peut la relier à des craintes pour sa propre survie ou celle de l’autre que nous estimons et dont le bien-être nous concerne. Cette peur, c’est  également la crainte de ne pas pouvoir adéquatement assumer ce qui se passe en général dans notre vie, de ne pas être apte à composer avec les imprévus. La peur, c’est aussi le sentiment d’insécurité. 

La communication peut s’avérer très difficile avec des personnes qui sont proches de nous, qui nous sont importantes ou qui sont importantes à considérer, comme par exemple pour des raisons professionnelles.

Nous avons tous des couleurs et elles influencent notre façon de communiquer. Cependant, quelques soient les circonstances, il y a des personnes sensibles et pragmatiques qui ne sont pas disposées à faire face à des secousses majeures lors d’interactions jusqu’à vivre de la tristesse, de la colère, et repartir avec des ressentiments, comme on se chargerait inutilement d’un boulet à la cheville ou de briques sur les épaules.

Pour se sortir mentalement indemne, ou même un peu plus accompli, de quelques échanges à risque de déraper vu les précédents que l’on a pu expérimenter dans le passé avec certaines personnes, et ne plus avoir à errer en ressassant ce qui n’avaient pour but de régler des choses importantes ou de changer le monde, quelques astuces sont utiles.

1- Revenir souvent à l’idée de « système de perception » : c’est considérer la façon de l’autre de gérer ses émotions et de stocker l’information dans sa mémoire.  Il ne s’agit pas de faire une évaluation de capacités, mais de prendre une distance par rapport à cette zone où  les informations venant des deux côtés se mélangent. 

2- Considérer son propre état dans le moment et se projeter dans le futur, à après le duel verbal, pour visualiser l’état désagréable dans lequel l’on se retrouvera si l’on quitte l’interaction avec une charge émotionnelle difficile à gérer.

3- Se remémorer un autre échange du genre pour reprendre conscience de la suite où il n’y avait eu aucun impact négatif réel au niveau de la nature de la relation. Cela remet les choses en perspective et baisse les craintes ou l’impression de menace qui peuvent exister dans le moment.

4- Faire un exercice de concentration mentale et de respiration relaxante pour limiter d’intensité des réactions émotionnelles et des réponses verbales. Il suffit simplement de s’auto-suggérer de respirer calmement et de fixer une partie de son attention sur autre chose, en dehors de l’échange. C’est une distraction qui détache émotionnellement du conflit. 

– De plus, un rythme cardiaque plus calme et un débit verbal également plus calme influenceront le rythme de l’autre personne, dans le même sens, ce qui aidera à harmoniser l’interaction.

5- Revenir à l’essentiel et évaluer l’importance du sujet de départ pour prendre conscience des débordements. On réalise ainsi que des enjeux qui ne peuvent se résoudre durant la discussion enflammée, des éléments étrangers à la situation et au sujet de départ, s’étaient immiscés pour faire déraper du sujet et mener à des effusions inutiles. 

6- Repartir en laissant une discussion clôturée avec moins d’intensité qu’à l’habitude.

7- Repartir avec le sentiment d’avoir gagné non sur l’autre, mais sur la fatalité de la mauvaise communication, et ce, surtout si l’on a l’habitude d’avoir des discussions plutôt difficiles avec une personne en particulier.

Il est simplement question d’une réharmonisation de la façon de réagir dans des situations stressantes sachant que le but n’est pas d’avoir le dernier mot, mais de se sortir gagnant-gagnant en étant en état de mieux vivre les échanges.

Tout un chacun a ses  particularités, son bagage émotionnel, ses points sensibles et ses mémoires inscrites à l’encre de ses perceptions et traits de personnalité, il s’agit donc de mener l’échange quand il s’avère incontournable ou important en créant un lien (qu’il soit temporaire ou à maintenir à plus long terme) tout en gardant sa distance. 

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