Vandaliser les textes d’autrui pour délirer l’originalité et la connaissance

(Par Hella Ahmed) Je crois profondément que le plagiat représente une forme de fraude intellectuelle et de fausse représentation. Dans les sociétés d’auteurs comme dans les milieux de la création, cette idée est largement partagée. Pourtant, on observe encore trop souvent un déni collectif, parfois structuré en réseaux, visant à maintenir une autorité culturelle bâtie sur des bases douteuses, une pseudo autorité tout bonnement frauduleuse, non représentative et non légitime.
1. La nature frauduleuse du plagiat
Il ne s’agit pas là d’une simple négligence ou d’un manque de rigueur. Le plagiat est une tromperie délibérée. Lorsque l’acte se répète, il trahit une volonté claire de se présenter comme l’origine de contenus qui ne nous appartiennent pas.
La fraude consiste à obtenir un avantage par le mensonge. Le plagiat entre exactement dans cette catégorie : il revient à présenter le travail, les idées ou les formulations d’autrui comme si elles n’étaient pas sa propriété mais celle de l’emprunteur non autorisé à copier.
2. La fausse représentation
Plagier, c’est usurper l’identité intellectuelle d’une autre personne. On s’approprie son intelligence, son effort et sa créativité pour paraître ce que l’on n’est pas. C’est une forme de tromperie sur la marchandise intellectuelle.
Un exemple parlant reste celui d’une pseudo-chroniqueuse Plaat incompétente qui reprend la structure et les idées d’articles existants, les miens, pour réécrire par-dessus afin de se réapproprier un travail original — ou s’imaginer, dans un délire mégalomaniaque, en droit de le corriger en le saccageant —, pour produire, paraître, se faire payer et, en même temps, prouver au public ignorant de ses méfaits une supériorité imaginaire. Le tout est donc réalisé dans la fraude intellectuelle et la fausse représentation. La déchéance.
Quand cette méthode se prolonge et reçoit des appuis, elle confine à une forme de fabulation institutionnalisée, puisque ces procédés sont endossés par des gens bien au courant de la supercherie. Falsifier l’origine des idées et vandaliser les productions d’une personne intègre quant-à-elle, qui ne mérite pas d’être entachée dans son identité intellectuelle et littéraire, n’est pas très reluisant. C’est affligeant,
Souffrir d’une fixation pathologique, de jalousie maladive et d’une envie ravageuse (ainsi que d’un trouble de mimétisme grave, peut-être en comorbidité), tout en étant couverte par des protecteurs engagés à perpétuer sciemment le mal, et n’avoir aucun scrupule à coller durant des années — c’est-à-dire à obstinément se jumeler de force — à une personne compétente pour ouvertement lui voler les bénéfices de ses propres productions, revient à rendre ces gens complices d’une fraude organisée. Le système est donc corrompu : fabuler sur l’originalité et la connaissance ne les transforme pas en réalités. Il existe des limites aux caprices des pistonnés. Il faut aller se faire soigner, il y a d’autres écrivaines sur lesquelles il est possible d’obséder quelques années pour piller.
Lire: L’amitié littéraire ou l’art de coloniser un texte (Sur l’art subtil de n’avoir rien à dire), 11 Janvier 2026, Hella Ahmed.
Lire: Architectures copiées et détournement : Exemple n°2 d’une reprise systématique (Analyse factuelle d’une inspiration trop proche), 16 Janvier 2026, Hella Ahmed.
Lire: L’usurpation lettrée: intertextualité sans texte et étrangeté d’emprunt (Le pillage en posture théorique), 10 Janvier 2026, Hella Ahmed.
3. Le vol de propriété intellectuelle
Au-delà de cela, le plagiat constitue un véritable vol. Il prend non seulement les mots ou les idées, mais surtout le mérite et la reconnaissance qui reviennent de droit à l’auteur original. En droit français, il est assimilé à la contrefaçon et puni comme tel par le Code de la propriété intellectuelle (articles L335-2 et suivants). (centre-mersenne.org).
Plus largement, le plagiat porte atteinte à l’intégrité même du système de la connaissance. La recherche et la création intellectuelle reposent sur la traçabilité et la confiance collective : il doit être possible de savoir qui a réellement écrit quoi et avec quel effort. En brouillant ces repères essentiels, le plagiat corrompt progressivement l’ensemble du milieu culturel.
4. L’injustice et ses conséquences
Enfin, la pratique est profondément injuste. Elle permet d’obtenir visibilité, rémunération et statut sans l’effort correspondant, plaçant ceux qui travaillent honnêtement en situation de concurrence déloyale.
Au Québec, le plagiat qui reproduit de manière substantielle une œuvre protégée constitue une violation de la Loi sur le droit d’auteur du Canada. Cette loi protège à la fois les droits patrimoniaux et les droits moraux de l’auteur, notamment le droit à la paternité. Lorsque la pratique est répétée et génère des revenus, elle peut être qualifiée de contrefaçon commerciale, renforçant les recours possibles. Ces dispositions soulignent que le plagiat n’est pas un simple emprunt, mais une atteinte sérieuse à la propriété intellectuelle.
Conclusion
Le plagiat ne peut donc pas être minimisé à un simple écart technique. Il touche à l’honnêteté intellectuelle de base et met en péril la crédibilité collective du monde des idées. Et oui, il s’agit bien de plagiat que de reprendre les textes d’une personne pour en voler la substance, les massacrer, les badigeonner de fioritures textuelles médiocres et marquer ainsi un territoire qui n’est pas le sien. C’est grotesque et profondément malhonnête.
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