Santé Mentalité

Créons des liens pour faire du bien. Se réaliser dans l'existence, c'est demeurer et devenir soi

La reconnaissance comme levier de collaboration

Group Of Business People Having Board Meeting Around Glass Table

(Par Hella Ahmed) Différentes personnalités se côtoient au travail parfois brièvement comme aussi de façon plus prolongée. En général, chacun défend ses intérêts et tente de faire avancer ses affaires pour mieux réussir ses projets et continuer le cheminement qu’il s’est fixé.

Loin d’être une simple question de préférence personnelle, le besoin de reconnaissance est profondément humain, ressentir cette reconnaissance permet à la personne de continuer à être structurée dans son travail, soit être en équilibre au niveau des actions à entreprendre et l’énergie qui doit y être investie.  

Le travail structurant 

Le travail est important dans la vie des gens actifs et ne pas y vivre des réussites ou de la reconnaissance peut affecter leur vie personnelle en dehors du travail, à cause des ruminations et des conflits aussi bien conscients, non résolus, que non révélés de façon lucide. Une moindre qualité de vie en dehors du travail peut aussi affecter sa présence au travail en faisant baisser la motivation par exemple. 

Quand on perd de vue la reconnaissance, qu’on ne la vit pas ou qu’on ne s’y attend même plus, on perd un peu de sa joie de vivre, on perd aussi l’intérêt à connecter avec son milieu de travail,  à créer des liens et à considérer la possibilité d’un avancement.  

Malheureusement, et pour des questions de gestion, cette reconnaissance peut ne pas être vue comme un principe important dans un environnement qui a pourtant aussi pour fonction de refléter aux participants l’impact positif qu’ils ont au niveau du rayonnement collectif.  

Développer son assertivité 

L’individu confronté à ce manque de reconnaissance peut entreprendre de réaffirmer l’essentiel de sa démarche professionnelle en se posant des questions importantes concernant son projet de vie dont le travail fait partie, et faire également de l’introspection pour travailler à renouer avec ce qui le motive et ce qui lui procure aussi du plaisir à faire un travail ou un autre. 

C’est une forme de résistance à la dévalorisation qui nécessite beaucoup de persévérance et de la résilience puisque cultiver son assertivité et s’exprimer au risque d’avoir des conversations que beaucoup de gens préfèreraient contourner nécessite la capacité de compartimenter ses préoccupations et de ne pas être affecté, outre mesure, par des malaises brefs tout à fait humains que certaines situations obligent. 

Dans des conditions où la personne est dénigrée ou même découragée d’exercer sa liberté d’expression par d’autres éléments, différentes émotions difficiles à vivre peuvent coexister : la colère, la tristesse, le ressentiment et le découragement. Dans le pire des cas, une résignation apprise peut même survenir à force de faire face à des distorsions que l’on finit par percevoir comme impossibles à accepter ou à modifier dans un contexte organisationnel qui favorise avec persévérance les dissonances. 

Créer des ponts 

La collaboration est centrale dans un milieu de travail, cependant elle ne peut être miraculeuse dans son apparition, elle est basée sur des intentions et des ententes qui se sont manifestées dans le temps, avec le temps, parfois même peu de temps. 

Pour arriver au point où l’on ne réagit pas aux incitateurs de toutes sortes pour plutôt répondre de façon intelligente à son environnement, en faisant des choix éclairés, c’est que des ponts existent. Le pont se construit brique par brique dans un contexte organisationnel qui encourage la performance de façon saine.  

Quand on divise pour orchestrer un groupe, des clans se créent, la cohésion peut durer un moment sans que le mal ne soit flagrant, pour donner l’illusion d’une stratégie réussie et d’une division contrôlée, mais finir par dramatiquement affecter les humanités et créer un malaise quelque peu généralisé. Ce ne sera pas symphonie, mais plutôt composition assez mal ajustée.

La bonne nouvelle c’est qu’il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour créer des ponts. 

Un environnement favorable à la collaboration connaît un remède puissant, celui de la politesse et du respect des limites d’autrui, de la compassion, de gestes simples pour se rendre réciproquement la vie plus facile, et ce qui est bien important, celui de donner aux sensibilités heurtées l’occasion de reprendre des forces pour à nouveau, en toute confiance, tendre la main et serrer celle du prochain. 

 

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