Santé Mentalité

Créons des liens pour faire du bien. Se réaliser dans l'existence, c'est demeurer et devenir soi

Se sentir aimé, s’aimer

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(Par Hella Ahmed) J’ai connu des enfants patients, malgré l’étrange comportement de leurs parents, malgré les mauvais traitements qu’ils subissaient. Patients et conscients, comme si c’était eux les adultes.

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On leur avait bien dit de se taire, de ne pas faire de bruit, de rester tranquilles pour éviter la gifle et le scandale.

J’ai connu des enfants qui ont compris tôt, ou tard, qu’on ne les aimait pas comme on aime sa chair et son sang, que ceux qui devaient les protéger les avaient considérés comme des objets à manipuler ou à abimer, sans pleinement réaliser la gravité de ce qu’ils faisaient. 

J’ai connu des enfants maltraités qu’on culpabilisait quand ils se rebellaient, des enfants tristes et pourtant souriants dès que la vie leur offrait un moment de joie, de paix, d’amour. Ces enfants, on les dits siens quand on aime à se faire croire et à faire croire que l’on chérit quelqu’un qui n’aurait pas doit à la dignité et à la fierté. 

J’ai connu des enfants qui ont espéré qu’un jour ils auraient le respect qu’ils méritaient, qui ont aimé, malgré tout, et que les années de malveillance ont profondément heurtés pour les laisser traumatisés. J’ai connu des enfants devenus grands trainant les boulets d’une sombre douleur aussi intime que criarde. 

J’ai connu des adultes tristes, blessés, marqués à vie, aux souffrances invisibles, aux craquelures de l’âme à rafistoler. J’ai connu le chagrin de ceux qui n’ont pas osé en parler, pour s’isoler et pleurer année après année, car ils ne comprenaient pas pourquoi on ne les aimait pas.

J’ai connu de grands rêves, ceux d’une vie meilleure sans les menaces, sans les cauchemars, sans les violences qui ont emprisonné des innocents dans la solitude de la peur et de la confusion. 

J’ai connu, car j’ai vu, j’ai écouté, j’ai vécu. J’ai connu, car j’ai lu leurs récits, j’ai entendu leurs plaintes et j’ai senti leur douleur et leurs inquiétudes. Pourquoi avait-il été si difficile de les aimer comme ils le méritaient? Pourquoi ne les a t-on pas respecté? 

Se sentir aimé, c’est exister avec des liens non toxiques, c’est rompre le silence, c’est dialoguer avec soi autrement, c’est retrouver le goût de communiquer dans la clarté, c’est reprendre contact avec sa valeur, c’est utiliser cet amour comme force pour combattre ses peurs et ses angoisses, c’est retourner à l’essentiel pour apaiser sa partie traumatisée. 

Se sentir aimé, c’est comprendre que la vie a bien plus à offrir que la malchance qui a frappé quand on a osé s’attaquer à notre intégrité physique et psychologique, c’est totalement s’estimer même si on nous a rabaissés pour nous contrôler. 

Se sentir aimé, c’est se libérer de l’emprise des regrets, c’est vivre sa liberté, c‘est regagner ses droits, c’est sourire à son reflet et ne surtout pas oublier le bonheur que c’est d’être soi. Se sentir aimé, c’est s’aimer.  

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