Quand tu prends tes distances et qu’ils s’obsèdent

Ressentir du mépris et être dégoûté par l’attitude de quelqu’un, c’est ok, ce n’est pas un choix, c’est quelque chose qui nous arrive. Parfois, certains disjonctés s’obsèdent sur nous durant des années, ils sont furieusement engagés dans un stratagème pour nous démontrer certaines vérités qui les concernent et dont on ne se soucie personnellement aucunement, qui ne nous intrigueront fort probablement jamais, parce que ces gens que nous n’aimons vraiment pas ne nous intéressent simplement pas et que nous ne leur devons rien. Nous ne sommes pas dans l’obligation d’admirer leur personnalité narcissique, de nous incliner devant leur présence insistante et envahissante sur notre territoire, de lire leurs écrits, d’acheter leurs albums ou d’être fan.

Certaines personnes deviennent passive-agressives lorsque vous prenez vos distances et insistez à les préserver, que vous protégez votre paix et ce qui est à vous, mais elles se la jouent cool et charmantes tout en parsemant leurs communications via les médias sociaux de sous-entendus à votre sujet, tout le temps, sans arrêt, de façon obsessionnelle. Mais pourquoi cette agitation continuelle et cet acharnement? Pourquoi se comporter comme la victime d’un crash d’ego qui essaye de regagner du pouvoir en faisant une fixation sur qui n’est tout simplement pas intéressé par une interaction unilatérale et perverse considérée comme une compétition par le parasite perturbé? 

Comment faire pour que cela s’arrête ? Le sarcasme est un bon outil, bien que certains de ces grands personnages somnambules n’apprendront pas grand chose de ces démonstrations sensées qui remettent les choses en perspective et à leurs places. Ils ne nous donneront pas de répit, ils ne connaissent pas la valeur indéniable du « vivre et laisser vivre ». Ils ne sont pas capables de comprendre ou ne sont pas disposés à accepter que leur persistance ne soit qu’abusive. Le simple fait qu’il existe des millions de créatifs et d’auteurs sur cette planète qui ont tous le droit de s’exprimer sans devoir leur rendre des comptes ou les servir gratuitement comme des esclaves qui ne méritent pas le respect est une preuve qui devrait suffire à les réveiller, mais non, le vrai problème semble être au fond celui d’un comportement dysfonctionnel et d’une vengeance hors contexte, soi-disant subtile, mais bien évidente et ridicule.

Lorsque nous bloquons quelqu’un, c’est en général une personne avec laquelle nous n’avons pas d’affinités, que nous n’aimons pas ou dont nous voulons nous distancer pour des raisons qui nous concernent. Nous n’avons aucunement besoin de nous justifier quant à nos choix relationnels. Nous souhaitons ainsi que cette personne garde ses distances et continue sa vie sans penser à nous, mais certains profils, souvent narcissiques, ont tendance à penser qu’ils ont le droit de contrôler les gens en les harcelant moralement. Ils s’obsèdent lorsque vous vous éloignez et toutes leurs histoires partagées sont par la suite basées sur votre contenu personnel. Cela montre qu’ils se concentrent principalement sur vous, vos activités et vos relations, pendant que vous vous concentrez quant à vous sur vos propres affaires, tout en étant très embêté par leurs stupidités. 

Ils deviennent sauvagement obsédés, ce qui est malsain et le signe notamment d’une caractéristique de personnalité ou d’un problème mental et lié au harcèlement potentiellement criminel, quand il ne s’agit pas tout simplement d’un plan frauduleux de parasitisme commercial. Il le font parce que c’est plus fort qu’eux ou parce qu’ils détestent exister autrement. Vous avez de nombreuses options lorsque vous ne ressentez pas le besoin viscéral de vous comporter de la sorte, des options dont ils ne semblent pas disposer quant-à-eux.

C’est donc soit de la méchanceté et de la cupidité combinées, soit les symptômes d’une perturbation psychologique les accablant qui s’expriment de la sorte ou évidemment les deux cas à la fois. Ils perdent leur liberté d’aimer et d’être justes en agissant de cette manière, ils jouent à être bons et aimants en façade pour cacher ce qui se passe vraiment, ils se sentent fort probablement morts à l’intérieur, joyeusement déprimés, mais glorieux d’une manière absurde qu’ils comprennent certainement mieux que moi.

Copyright © Hella Ahmed