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Le corps en mouvement, les mécanismes de la réussite

Mouvement

(Par Hella Ahmed – 09/2013) Étant donné que j’ai constaté au fil des années quelques activités parfois étranges en salle d’entraînement, soit des charges pratiquement invisibles utilisées par des personnes réellement motivées à atteindre des objectifs de remise en forme, des personnes peut-être un peu intimidées par la population assez costaud de ces endroits ou simplement mal conseillées relativement à l’entraînement en musculation, leurs objectifs se résumant souvent à une réduction du pourcentage de gras et l’augmentation de la masse musculaire, ma grande question était celle-ci : comment réellement y arriver en changeant ses habitudes et en adaptant ses entraînements, mais surtout pas en tombant dans une attitude magique qui fasse oublier de s’interroger sur ce qui nous est parfois communiqué à propos de tout cela ?

J’ai donc cherché des réponses assez spécifiques auprès d’un monsieur qui semble s’y connaître en activité physique et en alimentation, simplement à voir les postures fières de ses athlètes féminines en culturisme, j’ai eu foi en ce qu’il allait me dire, mais encore, il insista lui-même sur la nécessité de chercher à comprendre ce que l’on fait en entraînement physique et à toujours avoir un esprit critique.

Il ne manqua pas à l’appel pour répondre à mes questions et même me donner un nouvel élan côté entraînement en musculation. Il est venu démystifier certaines notions quant à la dépense énergétique quotidienne qu’on dit nécessaire et ses variations dont on ne tient parfois pas compte, et faire la nuance entre exercice physique et activité physique.  Nous avons également abordé la question des mécanismes compensatoires en exercice physique et celle de la loi du moindre retour. De même, nous nous sommes penchés sur l’importance de faire la différence entre la faim physiologique et la faim émotive ou psychologique quand on veut aller jusqu’au bout de ses ambitions en conditionnement physique et en perte de poids.

Qu’en est-il du calcul de nombre de calories que l’on ingère par jour, est-ce fiable comme mesure? Que faut-il mesurer de plus?

Il y a des variations d’un jour à un autre, cela peut aller jusqu’à 400 calories, selon Mr St-Onge, l’écart peut être très grand et, que de prendre comme absolue une valeur que l’on calcule approximativement, risque de nous mener sur de mauvaises pistes qui nous serviront à justifier, à tort, le fait que les changements attendus ne se soient pas produits. Il est donc difficile de savoir exactement le nombre de calories réellement ingérées et ce n’est pas une bonne idée de totalement se fier à cette mesure pour réussir un programme.

«L’activité physique est bien différente de la représentation que nous en avons», explique-t-il, car toute action musculaire qui nécessite une dépense d’énergie est une activité physique non seulement un exercice physique spécifique que l’on aurait accompli. L’activité physique prend plusieurs formes : l’activité physique obligatoire (nécessaire pour fonctionner), l’activité physique volontaire (sport), l’activité physique spontanée (la bougeotte).

«Concentrer son activité physique n’est pas une bonne idée», car il s’agit plutôt de bouger plus sur 24 heures. Si cette activité en exercice physique s’ajoute à d’autres activités, c’est autre chose, mais on ne peut non plus se fier à sa perception pour savoir si l’on a bougé plus, dit-il, il est préférable de réellement mesurer son niveau d’activité physique sur 24 heures pour avoir l’heure juste.

Quelles sont les choses essentielles à savoir au niveau de l’alimentation et des protéines si souvent mises de l’avant?

«L’apport en protéines favorise la récupération. Il faut d’abord s’assurer que l’entraînement est adéquat, soit la stimulation, puis se pencher sur la question des protéines».

Les protéines ont un effet sur l’appétit, les gens ont moins faim, et pour chaque gramme de protéines, c’est 4 calories que l’on ingère, ce n’est donc pas très calorique. Quand on veut travailler en perte de poids, on augmente l’apport en protéines, mais ce n’est pas un type d’alimentation normale qu’il est possible de maintenir à long terme, il est préférable de trouver plutôt un équilibre entre le nombre de calories que l’on ingère et notre niveau d’activité physique. La mesure de l’activité physique peut faire une grande différence quant à l’atteinte de ses objectifs au niveau de la remise en forme et de la perte de poids, certains outils sont disponibles pour réaliser cette mesure.

Que vous soyez donc en train de faire les emplettes, de jouer avec votre enfant dans le parc, de courir, ou de faire la cuisine, etc. vous êtes en pleine activité physique, et la mesurer pourrait aider à avoir une idée plus claire de ce qu’il faudrait faire encore comme pas de danse ou promenade en plein air (simples suggestions) pour réussir à atteindre vos objectifs.

En ce qui concerne l’entraînement, est-ce vrai qu’il faut cesser de courir?

Tout est relatif, selon Mr St-Onge. L’entrainement en intervalle ou en continu serait un entraînement adéquat pour une personne ou une autre s’il est adapté à ses besoins. La clé est d’augmenter son niveau d’activité physique tout en étant en accord avec ses penchants personnels quand il s’agit de faire de l’exercice physique. Se lasser rapidement d’un exercice physique va probablement mener à son abandon par manque de motivation, car il n’est pas adapté. Si vous aimez courir, il vous faut donc courir.

Qu’est-ce que la périodisation?

Il existe ce que l’on identifie comme la loi du moindre retour en exercice physique. Devenir bon à accomplir un exercice  implique de moindres résultats, cela prendra donc plus d’entraînement pour continuer à avoir des résultats, explique-t-il. Il est nécessaire de modifier les paramètres de surcharge pour continuer à susciter des adaptations au niveau physiologique, sinon on devient bon de façon spécifique soit à un programme particulier soit à un autre, mais seulement à celui-là.

«On se limite beaucoup à cause de mythes qui circulent et de la désinformation». Il déconseille l’utilisation des petits poids roses, car la charge ne peut aucunement représenter un défi pour le corps et donc une stimulation suffisante pour activer des changements. Il y a beaucoup de ramifications à l’entraînement en musculation pour les femmes au niveau de l’estime de soi et de la forme physique. Développer des muscles n’est pas une mince affaire, cela nécessite absolument la modification des paramètres de surcharge régulièrement, le piège serait de se limiter en pensant y aller plutôt avec parcimonie.

Pourquoi le recours à l’attitude magique ou le miracle?

«Fondamentalement, nous voulons croire en la possibilité du succès», explique Mr St-Onge. Ce qui semble accessible est attirant, mais faire des efforts à long terme est nécessaire pour modifier ce qui s’est fait sur une longue période de temps. Il est impossible de court-circuiter en un claquement de doigts ce qui a pris du temps à se faire.

«Il y a une quantité astronomique de mythes qui se propagent même par les professionnels de la santé», ajoute-t-il. C’est important d’aller vérifier les sources, d’avoir un esprit critique et de faire un peu de recherche pour mieux comprendre ce que l’on est en train de faire et de construire. «C’est important de ne pas se laisser aller à une confiance aveugle quand on s’entraîne», insiste-t-il.

Faut-il avoir faim pour réussir à modifier son pourcentage de gras ?

«Il est important de différencier la faim physiologique et la faim psychologique ou émotive». Il est possible de réduire la faim psychologique en se conditionnant à se fier uniquement sur ses besoins physiques afin de changer sa mentalité quand on en vient à ressentir la faim. Une faim que l’on est capable d’isoler de ses penchants vers la nourriture en cas de besoins émotifs serait celle que l’on doit écouter lorsque nous voulons nous entraîner sérieusement pour perdre du gras et prendre de la masse musculaire. Il faut bien entendu mettre toutes les chances de son côté quand on veut procéder ainsi, soit faire attention à son sommeil et gérer son stress.

Se conditionner est tout de même un travail rigoureux qui nécessite beaucoup d’efforts, mais les résultats au niveau de l’estime de soi, de sa condition physique et de sa santé globale, ne sont pas négligeables. Une remise en forme peut se transformer en passion pour l’activité physique, l’alimentation saine, et le plaisir de bouger en faisant maintes activités.

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