Santé Mentalité

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L’impuissance acquise face à l’échec en recherche d’emploi : quelques vérités

Amour de soi

(Par Hella Ahmed) La souffrance que vivent les chercheurs d’emploi qui ont fait face à nombreux refus et à de l’abus au niveau de la rémunération vu leur statut précaire est plus que réelle et elle mène la majorité du temps à des pensées très négatives et de l’autodépréciation malgré le fait que la violence de la situation soit au départ de nature externe.

Quand on vit bien confortablement, on oublie ou on se soucie peu de ce que peut être le combat d’une personne qui essaye de continuer à montrer un visage positif et souriant afin de susciter l’attention des employeurs malgré ses inquiétudes justifiées quant aux absurdes dépenses pour bien se présenter et ne pas se faire dénigérer. C’est même une grande tristesse que l’on vit, une douleur bien plus viscérale que certains puissent le croire ou même se l’imaginer puisqu’il faut imaginer pour croire. 

Des professionnels en employabilité optent pour la méthode de la confrontation, pas mal robuste et assez méprisante quand des personnes vulnérables se confient à eux ou qu’elles flanchent ou réagissent de façon  émotive face à la revue de la situation.

Un retour de propos est mal vu quand on est dans le besoin ou dans la souffrance malheureusement. On saura par la suite bien identifier une défaillance chez la personne au niveau de la gestion des émotions et peut-être même une agressivité liée à un problème de comportement. 

La sensibilité en réaction à des difficultés réelles hors de son voulu, comme dans le cas de recherches d’emploi qui n’aboutissent pas n’est pas une maladie et quand on se sent éprouvé, c’est important de se confier aux bonnes personnes pour avoir du feedback. C’est aussi primordial de bien choisir son accompagnement, car il ne s’agit pas de se faire  briser mais d’avoir de l’aide pour remonter la pente comme un(e) athlète épuisé(e).

Quand on éprouve un sentiment d’échec en employabilité et que l’on se retrouve en difficulté, on est fragile, un peu désabusé et plus réceptif aux propos négatifs.

Certains ne réalisent pas que motiver n’a rien à avoir avec le fait de brusquer des personnes déjà surmenées et quasi impuissantes. Les accuser de ne pas vraiment vouloir travailler si leurs recherches n’aboutissent pas, les regarder d’un mauvais œil si elles semblent découragées est simplement dysfonctionnel au niveau humain. 

Les émotions d’un chercheur d’emploi en détresse ne sont pas sans importance quand  son portefeuille se trouve en défaillance.

  • Les critiques brusques et négatives adressées aux chercheurs d’emploi qui montrent une fatigue et des états de découragement relèvent d’un manque d’empathie et ne doivent pas être considérées par les personnes auxquelles elles sont adressées.
  • Si les chercheurs d’emploi font des efforts raisonnables au niveau de leur démarche et qu’on les accuse de ne pas en faire ou qu’on les oblige à prouver leur bonne volonté en leur faisant détailler leurs efforts comme des criminels soumis à un interrogatoire, c’est assez déplacé, c’est du harcèlement. Un chercheur d’emploi n’a pas à passer son temps à se justifier alors qu’il n’a pas choisi les lois du marché. 
  • La pauvreté, ou le manque de finances, ce  n’est pas une maladie mentale, mais la détresse causée par le stress négatif de la situation ainsi que les propos violents et méprisants des personnes qui ne comprennent pas la réalité des chercheurs d’emploi contribuent au sentiment d’impuissance et augmentent les risques de dépression.
  • Il est difficile de maintenir le même niveau de vie et de poursuivre les mêmes activités sociales dans les périodes de crise financière. L’isolement social ne devient pas un choix mais une fatalité et un piège qui finit souvent en engrenage.
  • Le sentiment d’impuissance en situation de recherche d’emploi qui n’aboutit pas est une solitude en soi.
  • Ceux qui pensent que la situation des chercheurs d’emploi dont les démarches échouent leur retire le droit à un certain confort ainsi qu’à celui de profiter de l’existence partent de l’idée que la situation est de leur choix et que l’empathie n’existe pas, ce qui est déconnecté de la réalité.
  • Penser que les gens qui vivent des difficultés liées au manque de travail, au sentiment d’impuissance et à la détresse psychologique méritent l’inconfort et qu’il faut s’adresser à eux de façon à les redresser relève de l’ignorance. C’est de la violence. 

Il s’agit de continuer à croire en soi envers et contre tout et de garder en tête que comme quiconque, on mérite l’amour, que l’amour de soi est un droit que personne n’a le droit de travailler à retirer à son propriétaire. Que sa vie, ses émotions et ses pensées n’appartiennent qu’à soi malgré le rejet et le mépris. 

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