Santé Mentalité

Créons des liens pour faire du bien. Se réaliser dans l'existence, c'est demeurer et devenir soi

L’hiver des oubliés

sans-titre

 

(Par Hella ahmed) La saison des fêtes apporte ses joies comme ses étrangetés. Certaines étrangetés sont cependant positives et bénéfiques. Par exemple, on se souvient de nos plus démunis, ces gens exilés, parmi nous, qui se réfugient tant bien que mal dans les coins chauds quand il fait froid.

Quand l’hiver est moins glacial, ils sont épargnés, mais quand il fait trop froid,  certains sont portés disparus. Ils préfèrent dormir dans les rues, on penserait. Personne ne choisit la précarité et l’inconfort, personne ne choisit consciemment de perdre son amour de soi. 

Les soupers organisés où on leur sert des repas chauds sont de belles occasions de donner, mais se laver, s’habiller et bien entendu manger, sont des besoins réguliers. On leur dit parfois courage, il faut bien, bien qu’on ne vive pas de miettes et de bons mots pour se refaire une santé psychologique, physique et sociale.

Mais il faudrait une prise en charge à tous les niveaux, on penserait. Oui, le projet nécessiterait des soins psychiatriques et psychologiques, la rue ça laisse des traces. La pauvreté extrême, la violence, les jugements, les regards noirs, la solitude, la consommation, la détresse physique, les maladies, ça traumatise.

Le projet nécessiterait un chez soi. Il y a des centres et des abris, oui, mais sont-ils des transitions vers des chez soi? Y a-t-il assez de financement pour envisager une réinsertion sociale ou une assistance sociale qui favorise l’avancement, en plus d’un soutien ponctuel et d’un dépannage de crise? C’est un grand besoin de travailler de plus en plus à des levées de fonds pour entreprendre socialement de  s’attaquer aux tristes réalités que nous rencontrons quotidiennement.

Quand la crise dure depuis bien longtemps, le projet est de taille, mais la détresse qui s’affiche au travers de la consommation, du délire et de la psychose, n’est pas moins importante à soigner quand elle vient de la rue. Bravo aux psychiatres de rue qui ont innové pour sauver, voilà une bonne idée pour initier le dialogue avec ceux que la maladie a handicapé. Il reste aussi  à déstigmatiser et propager la bonne nouvelle que nos exilés, parmi nous, n’ont pas dit non à la vie.  

Les options ne sont pas là pour tous, elles ne sont pas là quand c’est l’engrenage et la marginalisation, elles ne sont pas là quand un regard profond n’est pas porté sur la solitude des oubliés. 

Redonner leur liberté aux cœurs brisés, aux corps blessés et aux âmes écorchées, c’est leur offrir de nouvelles possibilités. 

* Si vous avez aimé ce dossier, visitez la page Facebook pour faire un like. 

Copyright © 2013 – 2016 Santé Mentalité – Tous droits réservés – sante.mentalite@hotmail.ca

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :