Le bonheur quand-même

Face aux difficultés, aux problèmes relationnels, professionnels et de santé, aux dysfonctionnements du système et aux critiques non constructives qui servent à décourager et à freiner, on peut perdre ses objectifs de vie de vue.

La première chose à souhaiter que l’on oublie de prioriser dans notre visualisation est d’être simplement heureux, mais comment être heureux dans un monde où beaucoup de gens justifient leurs actes par la loi de la jungle : « je suis un lion et tu es une proie, on attaque pour dévorer ou on se fait dévorer » ?

Malheureusement, on souhaite parfois inconsciemment notre propre malheur pour obtenir de l’amour illusoire et ne plus avoir à être confronté aux attaques de ceux que notre liberté et bien-être dérangent, qui sont réfractaires à nos réussites et dérangés par notre estime de soi.

Les conflits toxiques 

Il arrive que l’on s’imagine que son bonheur passe par celui des autres, c’est-à-dire que par exemple cette mère abusive qui fait du chantage émotionnel s’apaise, qu’elle cesse pour de bon ses crises et ses menaces devant notre vulnérabilité qui nous fait baisser la tête et obéir à son sabotage de notre vie. 

On attend peut-être que ce conjoint irrespectueux et violent devienne doux au prix de notre obéissance qui veut dire impuissance et perte de dignité, ou que nos concurrents de toutes les sphères ne lancent pas leurs flèches mesquines après chacune de nos belles réalisations que l’ont finit par faire moindre pour avoir la paix.

Et ce serait si bon si ces proches et moins proches relations toxiques qui nous souhaitent le pire ne soient plus frustrées par note allure fière qui décline et décline à force de se sentir coupable d’aimer prendre soin de soi. Avoir de vrais amis même si l’enfance s’est perdue et que l’innocence ne reviendra plus. 

Les idéalistes qui rêvent de voir les souffrances des autres s’estomper et la négativité cesser sont parfois les plus malheureux quand ils obéissent à des demandes absurdes année après année en s’oubliant, en oubliant leurs droits, l’importance de leur confort et de leur joie.

Une nouvelle conscience 

Les années passent et on finit par comprendre que notre conditionnement nous a rendus naïfs à croire en la méritocratie et à avoir une foi aveugle en l’amour, que l’on est passé à côté d’une bonne partie de sa vie et que ceux qui nous manipulaient et vampirisaient ont réussi à avoir une certaine paix et du bonheur.

La liberté a un prix, il s’agit des fois de faire face même dans le douleur et la solitude à son ignorance passée, faire son deuil du temps perdu et de l’idéal impossible pour enfin commencer à visualiser son bonheur librement et bien profiter de la richesse de ce que l’on a appris.

Les tabous ne peuvent plus empêcher de penser ou de dire les choses telles qu’elles sont. Les règles de conduite utilisées pour sequester les dociles dans un cycle infernal d’obéissance et de souffrances injustes deviennent des titres griffonnés comme des dessins d’enfants à la craie, elles sont sans influence. 

La bienséance devant l’insolence de ceux qui ont gâché des vies devient une comédie noire inutile à rejouer. On vise plutôt la victoire de la liberté dans le simple fait de respirer en se sentant complet, digne et intègre malgré tout ce que l’on a pu injustement traverser, car il reste le grand amour, le véritable amour à vivre et à partager.

Le vouloir est un pouvoir 

On veut vivre, non survivre. On veut récolter ce que l’on a semé et ne jamais baisser les bras devant des ogres sans scrupules qui affichent les possessions et prix trafiqués qu’ils ont malhonnêtement gagnés.

On veut continuer le chemin de notre vie sans devoir constamment se battre contre les préjugés, contre les faiblesses de ceux qui ne sont pas conscients que ce n’est pas en détruisant la vie des autres qu’ils calmeront leurs angoisses et élimineront leurs douleurs, et qu’ils sortiront victorieux d’une guerre de terreur qui leur tient à cœur. 

Et au final, quand on est bien tombé sans y avoir laissé sa peau et sa raison, que l’on s’est éveillé et rebellé, on veut être libre, car on veut résolument aussi profiter de la vie, et ce, sans avoir à torturer pour ne pas être torturé.

On veut être bien entouré, aimer et être sainement aimé, s’offrir le meilleur, bien manger, bien s’habiller, découvrir du beau, reconnecter avec la nature. On veut sourire dans un monde qui malheureusement ne nous ressemble pas toujours et heureusement nous ressemble aussi.

 

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