La parasitisme en affaires et la créativité traquée

04AD7213-A2F0-4BBD-B98F-BEC7E1F1E0E4

(Par Hella Ahmed) Certains petits business, et d’autres étrangement bien moins petits, n’ont pas de réelles stratégies de marketing et de growth par manque de fonds, ou par volonté d’économiser, pensant réussir à long terme à trouver leur substance créative chez des concurrents pour certains assez importants donc connus, comme d’autres moins visibles. mais aussi bien sûr des startups qui montrent une grande puissance au niveau de leur potentiel innovant. 

Les manœuvres du parasite 

Lorsque se produit une relation de parasitisme, laquelle est subtile au début mais devient assez flagrante avec le temps quand le processus bien que néfaste semble porter fruit, une relation de dépendance s’installe.

Lorsque c’est un petit business qui imite un grand, il ne percera jamais vraiment de cette façon et s’il continue dans la même direction, il disparaîtra assez rapidement. Malheureusement, si celui qui se nourrit sauvagement de l’autre est plus puissant économiquement et qu’il peut investir en marketing sur la base de ce qu’il recueille comme informations et substance créatrice, son parasitisme devient peu contrôlable. Il se positionne tout bonnement en tant qu’oppresseur dans l’existence de l’organisation qu’il espionne et utilise.  

Des poursuites légales deviennent alors nécessaires si les créatifs étant violemment absorbés par le parasite ne veulent ni disparaître, c’est-à-dire qu’ils revendiquent leur droit humain, légal et économique de maintenir leur identité, ni continuer dans une sorte d’esclavage existentiel et économique que leur fait subir le concurrent sans identité bien configurée au niveau de ce qu’il essaye de développerÉvidement, une bataille juridique demande un investissement financier que les startups ne peuvent pas se permettre.

Bien entendu, dans un monde d’affaires ou l’éthique professionnelle est vue comme un investissement à long terme, établir des relations de collaboration ou d’association basées sur des négociations menant à des ententes économiques équitables, est un essentiel allant dans le sens du rayonnement et de la longévité de tous les joueurs.

Parasitisme et manque de cohérence 

Lorsqu’une compagnie veut s’approprier les idées, le travail et la créativité d’une autre entité, et qu’elle s’y attelle dans le temps et assez visiblement aux yeux de tous, le système délétère ne peut qu’imploser. Si la partie opprimée décide de se retirer et disparaît, le parasite aura pour solution illusoire de s’agripper à d’autres entités, ce qu’il considérera comme sa nouvelle mission sera de s’ouvrir de nouvelles portes en défonçant celles des autres.

L’image qu’il donnera ne sera ni cohérente ni percutante, il passera par une période de flottement et perdra de sa crédibilité de marque. De plus, s’il agresse de façon assez rapprochée d’autres entités créatives pour les parasiter, il s’étiquettera lui-même comme étant nocif, peu fiable et sans capacité de communiquer de façon efficace. 

Une identité fragmentée et sans éclat par manque total de créativité ne peut accrocher un public qui a besoin de ressentir un lien d’appartenance en même temps qu’il reçoit une sorte de reconnaissance de la part du vendeur qui communique une philosophie en même temps qu’il offre son produit.

En d’autres termes, si le parasite se crée une fausse identité en aspirant celle d’un autre au lieu d’en créer une nouvelle de façon pacifique et qui réponde à son besoin de nouveauté ou de renouvellement, et que l’identité meurt par refus de se faire exploiter et assimiler, ou réplique et le remet à sa place, il ne pourra jamais convaincre son public de son intention cohérente de lui rendre une dimension artistique où l’on se plonge ensemble, une dimension réellement vivante.

L’art qui contient et réunit n’est pas hostile 

L’art qui contient, enveloppe et rassure, et qui donne du goût aux associations de styles dans notre vie intime et publique à la fois puisqu’elles nous permettent de nous dévoiler tout en gardant le mystère, est un art qui doit toucher avec authenticité, et ce, qu’il soit sombre ou coloré. C’est un art qui invite à découvrir ce secret de polichinelle qui nous montre comment s’approprier le beau en toute quiétude et sincérité. Il doit inspirer la longévité en même temps que la métamorphose.

Certains parasites basent la suite de leurs affaires, après la fameuse rencontre avec celui ou celle qu’ils identifient comme étant l’adversaire de taille, sur ce qu’ils vont lui répondre après ses réponses face à leurs attaques et leurs dépassements de ses limites, des limites auxquelles l’individu a tout à fait droit. Ils se nourrissent de ses créations et de ses ripostes face à leur parasitisme.

Leurs dites créations sont à partir de là basées sur des hostilités qu’ils sont les seuls à souhaiter par manque de créativité et de confiance en soi. Elles sont basées sur un échange vénère, sur une relation de dépendance à sens unique, un poids inutile à porter pour l’opprimé, qu’ils provoquent et exigent avec leurs comportements égoïstes et dérangeants.

Une part de mégalomanie joue un rôle important dans ce manège de dominés dominants à l’appui de petits pions. C’est ce malaise dans leur propre existence qui les pousse à parasiter tout en jouant, au besoin, la carte de la victime du rejet, la victime des portes fermées. Toute cette véhémence n’est au final que l’aveu d’impuissance de celui qui s’acharne à un jeu malsain de cupidité et de violence, et dont la vulnérabilité est plus qu’évidente face à l’intelligence de l’autre bien capable quant à lui d’exister sans parasiter.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s