La fin des illusions

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(Par Hella Ahmed) Il faut bien finir par comprendre que la vie n’est pas juste, que l’on ne choisit pas certaines choses et que l’on n’arrive pas tous au monde avec les mêmes chances. Chacun sa destinée, personne ne devrait avoir honte d’avoir vu le jour au milieu des décombres, d’avoir été battu, agressé ou violé, physiquement et/ou mentalement.

Parfois, on accepte dans l’impuissance, d’autres fois on accepte avec la volonté de changer de cap, pour se laisser malgré tout à nouveau envoûter par l’espoir d’un bonheur moins noir, dans les mêmes conditions. On s’imagine qu’il y aura du beau malgré le faux dans lequel on se trouve pris, mais le temps finit par faire ses preuves. 

Ce n’est pas facile d’accepter la haine de sa propre mère vis-à-vis de soi, celle de son père non plus. Ne pas être aimé par sa famille, par son conjoint ou sa conjointe que l’on a tant protégé(e) de nos doutes face à ses comportements égoïstes, étranges ou pervers, c’est presque impossible à tolérer. Accepter la violence gratuite et la méchanceté, le parasitisme et l’ignorance, c’est devenir esclave d’un monde décevant, parfois même repoussant.

Une fois que l’on réalise froidement la malhonnêteté d’une personne que l’on estimait, c’est que l’on accepte la mort d’un rêve. La fin du déni nous laisse nus, dépouillés de nos attachements, de nos sales pansements. 

On rêvait de vrai qu’on avait projeté sur la personne que l’on appréciait. On avait imaginé des qualités qui n’étaient pas là, mais qui nous auraient permis d’aimer, de l’apprécier dans la durée et d’en être respecté et apprécié. C’est un deuil et on passe par toutes les étapes, et puis on jette les cendres, on regarde ailleurs et on cherche à connecter avec une réalité qui coïncide avec nos attentes et nos idées, car il y a plus à trouver que des entourloupes et de la lâcheté.

On accepte que la vie est souffrance, on apprend à prendre ses distances, on devient le créateur d’une autre réalité, on devient philosophe et artisan.

Quand une personne se contredit sans arrêt, répète les mêmes astuces pour tromper, se fait sans arrêt remarquer pour des bluffs ratés, se déchaîne sur les autres pour calmer ses anxiétés et se rassurer au sujet de son importance, et que l’on a grandi en sagesse et en lucidité, on finit par ne même plus l’écouter. Sa voix devient du bruit ambiant sans impact. Ses mots deviennent vides sans résonance.

 

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