L’amour, le couple, soi et l’autre

La peur du rejet, l’angoisse de perdre l’autre, la jalousie maladive, le regard des gens, les dangers imaginaires, les personnes intrusives, l’amour est au centre de mésaventures qui sont loin de ne pas affecter négativement ou laisser des marques.

Avec la maturité, et une certaine sagesse, aimer ne devrait plus être, paradoxalement, une si grande épouvante. L’amour n’est pas une guerre ou une obligation, c’est au contraire une réunion pacifique. Quand on desserre la pression de l’attachement, l’attachement sain se passe de soi. 

Le couple pervers

Certains couples dysfonctionnels ont des dynamiques étranges. Par exemple, le couple qui vit à travers sa relation à d’autres à qui il veut à tout prix, en s’agrippant, prouver son bonheur, alors que si ses membres étaient vraiment heureux ensemble, ils n’auraient pas ces fixations. Ils ne ressentiraient tout bonnement pas le besoin de provoquer, de persécuter ou de rabaisser des gens pour se valoriser et se rassurer au sujet de la légitimité de leur unité, laquelle, en vrai, ne concerne qu’eux.

Il y a le personnage du pervers narcissique qui manipule son autre moitié en ramenant le passé qu’il déforme à souhait afin de la rendre insécure, jalouse et maladroitement combative. Il peut également inventer une attention non désirée d’une personne extérieure à la relation et construire un scénario. Ce manège lui permet de se déresponsabiliser au sein du couple, de voiler sa vraie nature, et de bien sûr jouer à la victime.

Il décentre l’attention du partenaire pour l’éloigner des vraies problèmes du couple. Il arrive ainsi à garder sa liberté d’action grâce à la diversion. Ce n’est plus lui qui est scruté, mais la personne qu’il a diabolisée dans l’esprit de l’autre qui maintenant s’imagine en compétition avec quelqu’un de fort probablement totalement indifférent à ce désordre relationnel et sentimental ne le concernant pas.

C’est à présent sauver le couple d’un danger extérieur déliré, élaboré, qui devient la mission de l’unité, l’un des deux étant berné et l’autre à la tête du stratagème. Temporairement évidemment, car au bout d’un moment, cela devient un jeu aveugle conscient pour les deux partenaires. Une comédie dramatique noire, dans laquelle se trame une histoire de lien ambigüe, celle d’une réalité malsaine que l’on préfère camoufler, se joue alors dans la durée.

C’est donc une réparation morbide et injuste vis-à-vis des autres, qui implique d’harasser des étrangers tout en gardant temporairement latents les vrais conflits au sein du noyau qui finissent tout de même par toujours réapparaître et éclater.

Soi et les autres

L’inconvénient de la pudeur, c’est qu’elle jette sans cesse dans le mensonge, disait Stendhal. Il y a des personnes qui prennent la politesse pour une porte ouverte à leur prochain abus. Ils sont spécialistes dans le non respect des limites professionnelles et personnelles de ceux qu’ils vampirisent et adorent prendre la posture de la victime quand on les confronte alors que leurs comportements parasitaires sont apparents.

Quand vous dites non, ils entendent oui. Il est donc préférable de créer des liens avec des gens plus intelligents émotionnellement, conscients et compétents.

La vie des autres peut devenir une obsession pour des individus complexés, blessés dans leur orgueil, ou narcissiques. Prendre soin de sa santé mentale consiste non seulement à faire des efforts concrets dans sa propre vie pour atteindre le bien-être, mais aussi à ignorer ces intrus, tout en leur souhaitant d’apprendre à s’aimer autrement qu’à travers leurs fixations.

Nous n’avons que le contrat que nous choisissons pour soi. Il est donc de notre droit et de notre responsabilité de fermer la porte aux malvenus et à ce que l’on ne veut pas ou plus dans sa vie. Ceux qui s’obstinent à nous imposer ce qui ne nous intéresse pas n’ont aucune légitimité à être ainsi intrusifs et à jouer à dépasser les limites. 

Nul n’est lié à personne à vie à moins de le vouloir. Nous avons le droit de changer d’avis au niveau personnel et professionnel quand nous le souhaitons. Forcer malgré le désintérêt apparent et/ou exprimé, c’est faire de l’association obligée, c’est violer droits et libertés 

La résilience

La résilience est la capacité de continuer sa traversée. Nous sommes tous résilients, mais chacun à sa façon. La résilience est un processus personnel et très singulier, personne ne peut le décider ou le vivre à votre place.

Il y a des gens qui survivent à des événements, des situations et des chocs, terribles, de façon plutôt paisible où la douleur ne prend pas le dessus, comme il arrive pour certains de décompenser, ou de tomber mentalement et/ou physiquement. Pourquoi?

Un bagage qui s’alourdit, la maladie physique qui ajoute du stress et des difficultés, le manque de soutien, les hormones .. tant de réponses sont nécessaires pour dresser un portrait.

Ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est que guérir de ses blessures n’est pas une compétition, c’est un cheminement, et que pour y arriver, il faut bien s’entourer et croire à 100% que l’on mérite d’être aimé et de profiter de la vie.

Trouver l’amour

Par intelligence et prudence, on ne montre pas toutes ses faiblesses à l’autre, on se révèle à lui au même rythme qu’un sérieux lien de confiance réciproque se bâtit. On choisit ses relations avec conscience.

Être amoureux, c’est merveilleux. Ceux qui l’ont été ou qui le le sont savent combien c’est porteur de joie et révélateur de cette partie paisible et créative de soi que l’on ne connaissait pas encore entièrement et qui carbure à l’amour dans toute sa splendeur. 

En amour, avant d’y croire, il faut y goûter. Le lien est réel quand il est consommé non idéalisé (dans le sens de concrètement expérimenté). Le temps authentifie la relation basée sur des échanges réels.

Et quand il arrive, comme une tempête tranquille, il soulève, il ne brutalise pas. Le grand amour arrive au bon moment.

L’amour véritable

L’empathie et la sympathie sont là quand on aime de façon réelle, soit saine. Cela implique que si l’un a mal, l’autre a mal aussi et est solidaire. Si l’un craque l’autre le ressent, et fort, car l’équilibre est rompu. Il y a une complémentarité entre les gens qui s’aiment profondément, physiquement et énergétiquement.

Le fait d’être là pour l’autre avec son attention consciente, et son attention flottante qui exerce une vigilance tranquille et constante, permet de faire de petits efforts en continuité, de balancer les choses au fur et à mesure et ainsi éviter le trop pesant.

On n’agit pas seulement quand il est un peu tard ou même malheureusement déjà trop tard pour désamorcer un conflit ou réparer une situation quand l’amour bien intentionné et intelligent est présent.

La qualité de présence se voit non seulement dans la façon d’être avec soi-même, mais dans sa façon d’honorer l’espace des autres en respectant leurs limites. S’imposer c’est déranger, respecter c’est aimer

* Si vous avez aimé ce dossier, visitez la page Facebook pour faire un like.

Copyright © Santé Mentalité inc. – Tous droits réservés – Aucune reprise de texte n’est tolérée.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s