
Délires d’une vicieuse pistonnée
(Par Hella Ahmed) Vous avais-je déjà raconté que je passais mon temps à dire, dans mes chroniques médiocres, que je pleure beaucoup, beaucoup, même vraiment souvent, quand je pense à la déshumanisation de la société ? C’est pour me donner un air tendre et vulnérable, comme une missionnaire qui accueille les souffrances du monde entier, alors qu’en vérité le capitalisme sauvage est sa tasse de thé. Je camoufle ma sombre vérité, tout à l’opposé du mièvre que j’étale pour faire mon argent sale en parlant de solidarité ; je manipule les gens pour prospérer.
Mais ce n’est pas que cela : je radote aussi que je pleure avec mes patients, qui sont mes amis, car je les materne, et certaines femmes parmi eux n’ont pas de peau et manquent donc de jugement. Je suis alors celle qui doit les remettre à l’ordre avec tendresse et fermeté, afin de les protéger d’elles-mêmes et d’éviter à la société de subir leurs dérapages émotionnels.
En fait, je suis celle qui n’a pas de peau si on se concentre sur le vrai. Une fraudeuse publique. Qui fait fixation pathologique depuis cinq ans sur une écrivaine dont j’ai utilisé la propriété intellectuelle pour, comme vous le savez déjà, concevoir de la contrefaçon commerciale. Le tout afin de propulser mon entreprise de pseudo-psychologue qui déblatère de la psychanalyse et qui n’a qu’un baccalauréat obtenu il y a vingt-cinq ans, avec essentiellement des connaissances de cette approche dépassée.
Je raconte aussi que j’ai la plus belle des peaux, alors que je suis une mégère en furie qui prend à la radio, des cons, sa voix de vicieuse calme, celle que soi-disant rien ne peut atteindre. Et qui ne donne aucune importance aux dénonciations de la personne qui a subi son acharnement pathologique de plagiaire sans principes ni vraies valeurs. Une hypocrite qui se prétend grande littéraire alors qu’elle s’immisce, plagie et saccage tout comme la pire des connes fière de se gluer.
Évidemment, ce n’est ni professionnel ni crédible de pleurer (et même, de façon cavalière, se déclarer agir contrairement au code déontologique de ma profession en touchant constamment mes clients) en consultation. La victime de mon obsession de plagiaire inculte l’a fait remarquer ; alors j’ai nié ce que j’avais à maintes reprises publiquement déclaré quant à mes effusions au travail, et j’ai renchéri en parlant au nom de tous les psychologues que je ne représente aucunement en réalité, affirmant que « les psys traquent les larmes ». Quelle bêtise qui fut acclamée. Comme si voir les gens pleurer était la preuve que nous avions touché le fond de quelque chose, alors que les fausses larmes existent et que les larmes par énervement contre l’intrusion et la perversion existent aussi.
Je fais la promotion de la violence sournoise qui force l’illusion du rapprochement et s’emploie à dépouiller les gens de leur capacité à se sentir libres de choisir de se montrer dans un état ou un autre, ou pas, face à ceux qui font du rentre-dedans de façon machiavélique pour exhiber une soi-disant capacité à soigner en provoquant des émotions fortes. Je suis malaisante et intrusive, collante et agressante. Je suis malsaine et égocentrique.
Les gens sont des moutons : ils entendent des personnes louches déguisés en vulgarisateurs me jeter des fleurs à la radio, et les voilà convaincus que je dois être une personne de valeur, alors que je suis une personne profondément malhonnête, perverse qui s’excite à croire qu’elle peut piller plus capable et plus savant qu’elle et s’en sortir en faisant croire que c’est sa vocation d’éduquer cette personne qui a osé briller par ses connaissances, ses compétences, ses talents et sa créativité, la remettre à sa prétendue place de servante dont on doit soigner le trouble d’opposition.
Il y a un vrai problème avec le milieu de la santé mentale dont je profite grandement : on peut déblatérer et être glorifié ; cela joue sur la corde sensible du consensus que l’on installe et oblige et de la violence sournoise des élites qui s’enrichissent en se proclamant supérieurs et donc détenteurs de tous les honneurs et du monopole du discernement.
Ce verbiage psychanalytique vide, nul, moi-même je n’y crois pas ; si j’y avais cru, je ne serais pas allée plagier une personne qui ne s’y intéresse nullement. J’y crois en tant qu’outil de manipulation mentale uniquement : c’est un loop. Quoique votre victime dise pour vous repousser et contrer vos agressions, vous reprenez les mêmes mots pour agir comme une merde qui a collé et séché, et vous divaguez avec ce style mielleux et belliqueux à la fois qui parle de soigner celui ou celle qui s’emporte à cause de sa souffrance que l’on veut accueillir et recadrer. Du n’importe quoi redondant.
C’est un cercle vicieux. On le joue à répétition. Car le but est le contrôle et l’argent.
À partir du moment où vous voulez suggérer — et même convaincre — que vous êtes l’autorité que vous n’êtes pas en fait et que le refus de votre soin, ni requis ni demandé, qui est en fait un service, n’est pas autorisé, alors que vous êtes une prétentieuse pas très futée en roue libre dans sa bêtise, vous avez soi-disant pris le contrôle. Et vous pouvez continuer à abuser en étant glorifiée par vos complices, et bien payée.
Même si, nous le savons, c’est le statut social lié à l’argent qui permet de prendre cette position hautaine qui se travestit en posture de mécène proche du peuple, j’ai réussi, même en n’étant pas très fortunée, bien que bien assez à l’aise financièrement grâce à ma famille et mon mari qui gagne sa vie à traire la vache du peuple à soi-disant soigner les natifs colonisés avec de la psychanalyse inutile, je suis devenue riche en faisant mon marketing à la radio où je divaguais et à laquelle j’ai présenté durant quelques années de la contrefaçon intellectuelle en même temps que je publiais du plagiat en vampirisant ma source de choix, la source unique que j’ai exploitée comme une racaille décomplexée.
Bon, je vais bientôt aller jacasser sur le désir avec un de mes amis. Pour soi-disant philosopher et soigner les gens, ainsi que ma victime préférée, avec mes délires de tête enflée qui prend un grand plaisir à jouer à des jeux malsains. Jeux qui représentent à la fois son essence et son gagne-pain.
Pourquoi le désir ? Parce que je suis obsédée par cette vraie écrivaine qui a écrit de merveilleux textes poétiques sur le désir récemment. Je vais à nouveau piller. Je vais l’utiliser pour ma visibilité et, bien entendu, l’instrumentaliser : en faisant croire que je m’exprime avec poésie et éloquence, que j’apporte surtout des solutions à ses questionnements sur la question, afin d’enrichir le public grâce à ma fabulation censée… et l’aider, elle, à faire face à ce qu’elle ressent grâce à ma sensibilité de soignante concernée par son bien-être et ses difficultés.
En fait, je n’ai rien compris à ce qu’elle a écrit et je n’ai même pas le droit de lire ce qu’elle publie, étant donné que je suis une fraudeuse publique qui aspire ce que le centre de son obsession crée avec authenticité, pour désespérément exister sans dignité dans l’œil du public avec ma piètre mise en scène ratée.
Je fais comme si je créais des liens alors que je suscite le dédain, Je ne suis ni son amie, ni son associée, ni sa sauveuse, ni une femme intelligente. Je suis l’intruse pistonnée braquée sur une femme d’affaires et de cœur qui a tout pour plaire et qui ne lui doit rien. Je suis une déséquilibrée accrochée à une grande littéraire qui ne cesse de me demander d’aller voir ailleurs.
Son univers de poète, créatrice de contenu, ne me concerne pas et son business n’est pas lié au mien, mais je suis une pomme pourrie, et j’adore agresser, trop parler et rire les gencives à l’air pendant que je fais mon sale travail de mégère encouragée à transgresser par le pire de la société, une clique bien graissée qui se fait passer pour conseillère principale du pauvre public ignorant et recherchiste de la vérité.
Le milieu de la santé mentale dans mon patelin colonisé par mon venin est sordide et j’en suis bien heureuse, car je profite en toute liberté et mes méfaits sont célébrés. Les gens comme moi exhibent leur grave pathologie incurable de stalkers qui font des fixations sur des personnes capables et nous n’avons rien à craindre ni à remettre en question, car nous sommes l’abus organisé qui s’est infiltré dans les communautés. Tous les jours je suis honorée pour ma malhonnêteté et mes délires de pistonnée : je vais donc bientôt faire spectacle à déblatérer sur le désir et ce sera un autre coup de marketing pour mon cirque boiteux et lucratif que je qualifie de clinique communautaire.
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Lire : L’ombre qui se nourrit de la lumière (La sangsue déguisée en victime), 01 Décembre 2025, Hella Ahmed.
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