Emprise : amour possessif et attachement malsain

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L’intrusion et l’objectification se font aussi bien de façon directe que détournée dans certaines relations abusives où les limites ne sont pas toujours claires pour le harceleur et pour sa victime aussi, comme nous pouvons le constater avec les relations d’emprise où le consentement éclairé ne semble pas existant vu la nature malsaine de la relation qui dure dans le temps.

Dans les cas de l’amour possessif et hostile comme dans les relations d’emprise, la personne qui se fixe par amour obsessionnel peut avoir une présence invasive dans la vie de sa victime ainsi que des comportements agressifs vis-à-vis d’elle.

La victime peut aussi être très consciente des limites qui ont été dépassées et des sévices qu’elle a subis et vouloir se sortir de la situation qui s’est transformée en engrenage à cause des manœuvres du manipulateur qui ont duré dans le temps, de l’isolement et du manque de soutien social.

Le harcèlement névrotique en relation d’emprise 

La violence dans la relation d’emprise peut être psychologique et physique. Il ne s’agit malheureusement plus d’amour mais d’un attachement malsain et d’un contrôle injuste et aliénant.

Le harcèlement névrotique est lié à la possessivité et à la jalousie dans ce cas. Il peut également commencer à se manifester de la sorte après une rupture et exprimer un refus de la séparation.

Le harceleur ne considère pas sa cible comme une personne libre de ses choix et croit avoir le droit de la contrôler. Il la considère parfois même comme un objet qui lui appartient et refuse d’envisager qu’elle ne répondre pas à ses demandes et ses attentes.

Le comportement de harcèlement névrotique en tant que comportement antisocial et/ou haineux et association obligée peut manifester une franche intention de malfaisance ou de vengeance après une rupture ou un refus de relation.

La traque furtive 

Le harcèlement névrotique peut prendre la forme d’une traque furtive qui se manifeste physiquement et bien sûr virtuellement de nos jours, sur les réseaux sociaux.

Elle est physique quand le stalker se déplace pour épier la personne qui l’obsède en étant à proximité, qu’il s’invite à ses activités et/ou qu’il se fait une mission de suivre ses déplacements et d’observer ses contacts sociaux.

Dans ce sens, tout ce qui est rendu public comme information au sujet de la personne traquée, que l’information vienne directement d’elle ou d’une autre source, peut servir à nourrir les impulsions du stalker, soit ses fantasmes ou ses projections hostiles ainsi que ses manœuvres déconnectées de la réalité vécues comme amoureuses ou à l’opposé comme vengeresses par réaction au non amour ou à la barrière perçue comme empêchant la satisfaction du désir ou la réalisation du scénario amoureux.

La personne qui se trouve à être constamment sollicitée et de façon hostile, menacée, vit énormément de stress et peut souffrir, à la longue, d’un épuisement psychologique aux conséquences dommageables pour sa santé mentale et physique qui ne l’aideront pas à trouver la force de s’ensortir et commencer un nouveau chapitre.

Dépôt légal – SARTEC 29235

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