Le droit au refus

(Par Hella Ahmed) Imaginez une personne que vous jugez repoussante et inintéressante, même foncièrement agressante — et c’est pleinement votre droit de ne lui accorder aucune estime et de ne pas souhaiter entretenir une relation quelconque avec elle. Cette personne s’accroche à vous année après année, avec une insistance tenace totalement insensée. Elle ne semble pas réaliser que la planète est habitée par d’autres créateurs de contenu, artistes, écrivains, entrepreneurs que vous ; elle est comme possédée, de façon ridicule, par votre singulière présence.
Un talent imaginaire endossé par des hypocrites
Elle se dit grande littéraire, et se révèle pourtant incapable d’envisager son existence professionnelle sans s’immiscer de manière intrusive dans vos propres productions littéraires, en aspirant obsessionnellement votre substance pour se parer, elle, des habits de la créatrice qui sera acclamée par les complices de la mise au monde et de la conservation de son personnage peu crédible.
Vous dénoncez cette agression frénétique et répétée ; elle poursuit néanmoins, invoquant « la communauté » et « la solidarité », alors qu’elle s’introduit dans votre univers intellectuel et artistique comme un parasite affamé et se vante d’avoir gagné des prix par ses seuls mérites dans le passé. Son statut d’imposteure pistonnée est connu de tous, mais elle continue désespérément à faire comme si, car elle se prend pour l’autorité.
Principes incontournables
1. Nul n’a le droit de s’imposer dans l’œuvre, l’univers ou la vie professionnelle d’autrui sous prétexte de « communauté », de « dialogue » ou de « solidarité ». Le refus est un droit absolu, non négociable. Persister après un « non » clair relève de l’harcèlement.
2. Aucune reconnaissance, aucun prix, aucune posture de « guérisseuse » ou de « missionnaire » ne confère le droit de vampiriser le travail d’une autre. Se prétendre légitime tout en dérobant la substance d’autrui n’est pas de la création : c’est de l’usurpation. Nul n’est tenu d’être la béquille désignée d’une personne peu compétente qui n’y arrive pas par elle-même, à moins d’un contrat rémunéré de « coaching » auquel on donne son accord en tant que professionnel disposé à aider en étant payé.
3. Si elle se révèle incapable de produire sans s’accrocher obsessionnellement à une seule source, le problème est le sien, non celui de la victime. Le monde littéraire est vaste ; s’obstiner à parasiter une unique personne révèle non la grandeur, mais une stérilité pathétique. En observant le phénomène avec froideur, l’on constate qu’il s’agit tout bonnement d’une « fixation pathologique ».
4. Une relation artistique ou humaine qui n’existe que par l’intrusion, l’association forcée et le déni du refus n’est pas de la solidarité : c’est de la prédation. Exiger le « dialogue » pour « soigner » un rejet, c’est ne rien comprendre au consentement, cela relève du délire, d’une « transe » de prédation, un comportement psychopathique.
La façade de « soignante » pour masquer la prédation
Pire encore, elle prétend engager légitimement un échange afin de vous libérer de votre manque d’ouverture, se posant en grande âme qui viole votre art et votre production intellectuelle intelligente pour s’affirmer. Se déclarer en droit de pénétrer violemment les œuvres d’autrui n’est encore une fois pas de la création inspirée par complicité : c’est de l’usurpation et du vandalisme, c’est tout bonnement de la criminalité.
Exiger le « dialogue » pour « soigner » un refus, un rejet légitime, c’est réduire la victime de persécution obstinée au statut de patiente forcée (pouahaha) d’une perverse narcissique en délire. C’est simplement grotesque et inacceptable. C’est un scénario disjoncté que de présumer qu’une forceuse malsaine et disjonctée pourrait être autorisée à s’introduire chez les gens pour voler leurs biens, saboter leurs affaires et faire passer cela pour du soin et de l’amitié.

Devenir folle à force de vouloir écrire sans jouir de sa propre créativité
Elle se montre incapable de comprendre que vous n’êtes pas la seule écrivaine sur terre qu’elle pourrait exploiter, et que vous n’êtes nullement liée à sa présence indésirable de vulgaire hypocrite qui s’amuse à vous agresser et à tenter de vous faire passer pour celle qui ne sait pas communiquer, alors que vous refusez simplement tout échange avec cette intruse en délire psychanalytique incurable, une envieuse braquée.
Elle doit se faire soigner par de sérieux praticiens qui ne jurent pas uniquement par le même charabia qu’elle, et être sanctionnée pour sa fraude intellectuelle, non gratifiée ni encouragée à persévérer dans la transgression et la médiocrité. Un titre ne veut parfois rien dire ; un cordonnier peut être mal chaussé ; et la psychanalyse semble souvent être l’outil de choix de bien des hallucinés en « délire de grandiosité », se croyant tout permis.
Piller plus capable que soi pour le civiliser, quelle ingéniosité!
Cette méthode de colon, on la connaît ; et toujours cette vicieuse psychanalyse qui se vomit en verbiage sans queue ni tête, et qui n’inspire que le rejet chez les gens instruits qui connaissent leurs droits. Le pire chez ces gens imbus, c’est l’arrogance du narcissique qui se proclame sans cesse en mission de civiliser ou de guérir ceux qu’il vient violer et dépouiller.
En réalité, il n’y a rien de plus à comprendre : c’est la bêtise et le désespoir de l’ego blessé qui guident les pas et les paroles de ces complexés qui s’imaginent en position de supériorité. Ils ignorent aussi bien la honte que la culpabilité ; déguisés en vulgarisateurs et promoteurs de la civilité, ils se montrent si fiers d’étaler leur présomptueuse petitesse d’esprit.
Une mentalité polluante
Le ridicule ne tue pas : les collants vivront dénués d’essence propre, sans la dignité d’admettre que leur besoin de s’immiscer, de s’agripper, de tout mélanger et retourner pour faire croire qu’ils sont intervenus de façon productive, n’a rien de reluisant. Leur mentalité est polluante et nauséabonde. On les laisse picorer des mots, mendier de l’attention, rafler des pseudo-prix et se proclamer entre eux en tant que savants. On n’en fera pas des migraines ou des insomnies : ils sont sans intérêt, on les laisse blablater.
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Lire : La société de la contrefaçon : fraude Intellectuelle et fausse représentation (Vandaliser les textes d’autrui pour délirer l’originalité et la connaissance), 25 Mai 2026, Hella Ahmed.
Lire : La délicatesse est-elle une qualité des hypocrites ? Entre sincérité pure et douceur factice, 3 Août 2026, Hella Ahmed.
Lire : Du déni simulé à l’arrogance assumée (Le jeu malsain décrypté : la clé pour se préserver), 21 Juillet 2026, Hella Ahmed.
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